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Mabrouk Korchid fait le parallèle entre les partisans de Trump et ceux de Makhlouf et de Moussi

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    Le député et ancien ministre des Domaines de l\’Etat et des Affaires foncières, Mabrouk Korchid, a estimé que le chaos au sein du parlement a atteint son paroxysme.

     

    « La polarisation est à son apogée et l’agitation irrationnelle a conduit à l\’impossibilité du travail des institutions. Cela renforce la conviction chez certains politiciens que crier à l’assemblée leur crée une audience et une polarisation basées sur le passé et sur des références qui ne peuvent pas construire pour l\’avenir », a expliqué M. Korchid au micro de Wassim Ben Larbi dans son émission Expresso sur Express Fm.

     

    Pour lui, des personnes ont intérêt à ce que le chaos se poursuive. Il pense aussi que ce phénomène s’est étendu à toute la société mais qu’il s’est concentré au parlement à cause de la présence de caméras. Ainsi, il estime que le système électoral et le régime politique ont ramené au pouvoir des personnes hystériques et qu’actuellement, les Tunisiens n’ont plus confiance en rien et doutent de toutes les institutions.

    « Toutes les règles du jeu politique, administratif et de l’organisation de l’Etat est un échec, bâti sur l’idée de la vengeance. On n’a pas bâtit un régime pour l’avenir mais un système qui se venge du passé alors qu’on devait enterrer l’ancien système et faire un vrai dialogue national, et non pas un simulacre », a-t-il martelé.

     

     

    Mabrouk Korchid a indiqué qu’il a discuté avec Taboubi et qu’ils ont notamment abordé la participation des jeunes à l’initiative de l’UGTT. Et de s’interroger : « Qu’est ce qu’on veut dire par les jeunes, des coordinations « Kamouriennes » ou des jeunes organisés dans des partis politiques, d’organisation estudiantines, l’organisation des chômeurs diplômés, etc. ».

    Pour lui ce qui est arrivé aux Etats-Unis est du populisme. « Toute démocratie est fragile, car toute démocratie doit être entretenue. Et le pire danger qui guette une démocratie est le populisme et Trump est populiste par excellence ». Il a fait dans ce cadre le parallèle entre les partisans de Trump et ceux de Seif Eddine Makhlouf et de Abir Moussi.

    « Il n’y a pas que le fachisme religieux qui est dangereux, le fachisme politique l’ait aussi. La démocratie n’est pas suffisante sans qu’elle soit soutenue par la loi et la force de la loi », a-t-il estimé.

     

    En Tunisie, le député pense qu’on va vers plus de polarisation et que s’il n’y a pas de voix rationnelle qui s’élève, cette polarisation va mener une violence et un déchirement de l’Etat.

    Il prône donc une réforme du régime politique pour un régime présidentiel, sinon c’est le chaos qui guette le pays.

     

    I.N

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