Le ministère de l’Intérieur a condamné, dans un communiqué publié ce vendredi 5 février 2022, ce qu’il a qualifié d\’attaques à son encontre contenues dans des déclarations évoquant sa gestion des récents mouvements sociaux.
« Des déclarations ont ciblé les services du ministère de l’Intérieur, leur gestion dans le cadre du maintien de la sécurité publique et l\’intégrité des biens publics et privés. Ces déclarations sont allées jusqu’à compromettre les sécuritaires sous prétexte de non-respect des droits de l\’Homme, d\’agression et de maltraitance des citoyens » a indiqué le ministère.
Le département a déploré ces « attaques » qui visent, selon lui, à saper la crédibilité de ses structures et son respect des principes des droits de l\’Homme, précisant que de grands efforts sont consentis pour améliorer la performance de ses services et sa volonté de maintenir un équilibre entre l\’application de la loi et la préservation des droits de l\’Homme, et soulignant enfin que toutes ses interventions sont menées en pleine coordination avec les représentants du ministère public.
Le ministère a, en outre, appelé les représentants de toutes les parties concernées à éviter les déclarations gratuites et mensongères à l’encontre de ses structures et à suivre des approches juridiques pour prouver ces violations, s’il y en a.
Ce communiqué vient à la suite de la conférence de presse tenue hier par La Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH), pour présenter son rapport à propos des arrestations et des violations ayant touché des jeunes et des enfants, lors des derniers mouvements de protestation.
La LTDH a affirmé avoir relevé des dépassements allant jusqu’à la torture des manifestants. Elle a assuré que les descentes policières étaient arbitraires, sans ordre judiciaire, suivies par des arrestations abusives dans les rues, outre les descentes nocturnes illégales.
Le rapport de la LTDH indique que des détenus ont été victimes de torture, comme le rasage des cheveux des mineurs, le retrait de leurs pantalons tout en les menaçant de viol alors que les agressions physiques ont même touché des membres de leurs familles lors des descentes nocturnes.
M.B.Z










