Le député d’Ennahdha, Noureddine Bhiri, est revenu, jeudi 18 février 2021, sur le conflit qui oppose le chef de l’Etat, Kaïs Saïed, au chef du gouvernement, Hichem Mechichi.
Intervenu dans Midi Show sur Mosaïque FM, il a pris la défense de Hichem Mechichi notant que le président de la République « n’a pas le droit d’empêcher un remaniement ».
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Assurant que celui-ci avait, conformément à la Constitution, le droit de restructurer son gouvernement, il a fait porter la responsabilité du blocage politique actuel au locataire de Carthage.
Le président de la République a, rappelons-le, refusé de convier pour la prestation de serment les onze nouveaux ministres désignés par le chef gouvernement.
Kaïs Saïed a, en effet, opposé un véto contre quatre ministres affirmant que ceux-ci faisaient l’objet de suspicion de corruption et que le remaniement opéré par Hichem Mechichi était inconstitutionnel de par l’erreur de procédure commise par le chef du gouvernement. Celui-ci aurait dû, en effet, convoquer ses ministres en conseil avant de changer des membres de son équipe gouvernementale.
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Noureddine Bhiri a, par ailleurs, souligné la nécessité de respecter les dispositions de la Constitution mettant en garde contre une éventuelle dérive politique et l’impact qu’elle pourrait avoir sur la situation socio-économique du pays, déjà déplorable.
« Engager le dialogue entre les institutions de l’Etat est la seule solution», a-t-il avancé au micro de Midi Show soulignant que le mouvement Ennahdha appelle toutes les institutions nationales et organisations de la société civile à prendre part à ce dialogue.
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Il a rappelé, dans ce même contexte, que Kaïs Saïed disposait d’outils constitutionnels lui permettant de résoudre la crise en proposant à nouveau son chef du gouvernement pour un vote de confiance au Parlement.
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N.J.










