Décidément, le feuilleton Olfa Hamdi, ancienne PDG de Tunisiair, ne risque pas de finir de sitôt ! En manque de besogne depuis son éviction de la compagnie, Mme Hamdi multiplie les publications sur Facebook.
Il y a de cela quelques jours, la jeune femme s’est attaquée au député Yassine Ayari. Et dans la longue tirade qu’elle a publiée sur son profil Facebook, elle a évoqué une correspondance qu’elle a adressée au président du Parlement et chef d’Ennahdha au sujet du plan de sauvetage de Tunisair. Cette missive est restée sans réponse, ce qui a fortement déplu à Mme Hamdi au point qu’elle a demandé à Yassine Ayari d’interroger Rached Ghannouchi à ce sujet « surtout qu’Ennahdha prétend avoir été derrière sa nomination à la tête de la compagnie ».
Aujourd’hui, la voici qui revient à la charge mais pour s’attaquer à ceux qui affirment qu’elle a été nommée à ce poste par le mouvement Ennahdha. Dans un statut publié, jeudi 4 mars 2021, sur son profil Facebook, Olfa Hamdi a signalé que la seule personne avec qui elle s’était entretenue pendant deux mois avant l’annonce de sa nomination, était l’actuel ministre du Transport et de la Logistique, Moez Chakchouk. « Je ne savais pas que Moez Chakchouk était affilié à Ennahdha (…) », a-t-elle ironisé.
« Supposons qu\’Ennahda a été derrière ma nomination, je salue le courage dont le parti a fait preuve », a-t-elle lancé avant d’ajouter : « A ce parti qui a brandi le slogan ‘de la jeunesse’, depuis plus de huit ans, je dis que nommer des jeunes, des compétences et des femmes à des postes de décision pour redorer le blason des gouvernements n’est pas suffisant. Ce qui importe est d’appuyer les jeunes dans leur lutte pour la réforme, ce que vous n’avez pas fait ».
« A chaque journaliste, chaque politicien qui m’accuse d’avoir été nommée grâce à Ennahdha comme si c’était un crime, je vous dis : ‘les nahdhaouis sont des Tunisiens tout comme les autres’ (…) Ayez pitié de ce peuple dont la division provoquera son effondrement », a-t-elle ajouté.
Mme Hamdi n’a pas manqué de rappeler qu’elle retournait, désormais, à ses « grands projets, des grands projets que la Tunisie n’en a pas connu assez de par la petitesse de ses moyens ».

N.J.










