Insensée. C’est ainsi que le chef du gouvernement, Hichem Mechichi a qualifié la condition imposée par le président de la République, Kaïs Saïed, pour lancer le dialogue national, assurant qu’il a d’autres chats à fouetter.
Le chef de l’Etat a, notons-le, exigé la démission du chef du gouvernement pour engager le dialogue et ainsi trouver une issue à la crise due au conflit qui oppose les deux têtes de l’exécutif et aggrave le blocage politique au sommet de l’Etat.
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Le locataire de la Kasbah a assuré qu’il ne démissionnerait pas notant, dans une déclaration aux médias, que le pays a besoin de stabilité et d’un gouvernement.
Le chef du gouvernement s\’exprimait en marge de la commémoration du décès du lieutenant Taoufik Missaoui tombé en martyr dans l\’attentat qui a eu lieu aux Berges du Lac 2 près de l\’ambassade des États-Unis, le 6 mars 2020.
« Nous avons un plan de réforme économique sur lequel nous sommes en train de travailler, des bailleurs de fonds et des partenaires économiques avec qui nous devons négocier et une bataille à remporter contre le Covid-19 », a-t-il avancé soulignant qu’il refuse d’être impliqué dans des marquages de points politiques. « Je ne méne pas de batailles contre les moulins à vent et ça ne m\’intéresse pas », a-t-il enchainé.
Hichem Mechichi insiste, en effet, sur la stabilité politique comme pierre angulaire à la relance économique dans le pays. Or, depuis l’éclatement de la crise, il s’est engagé dans une fuite en avant en cherchant, par des moyens juridiques inexistants, de forcer la main au président de la République et mettre en œuvre le remaniement qu’il avait opéré en janvier. Un remaniement que le locataire de Carthage a refusé prétextant des suspicions de corruption contre quatre des personnalités proposées par Hichem Mechichi.
Aucun programme, aucune stratégie claire n’a été communiquée par le locataire de la Kasbah – depuis sa nomination en remplacement d’Elyes Fakhfakh – hormis des promesses sur le papier.
Le cas d’El-Kamour, des aides aux entreprises sinistrées par le Covid-19, la campagne de vaccination qui tarde encore, ne sont, d’ailleurs, qu’une ligne sur la longue liste des combats que le chef du gouvernement prétend mener.
N.J.










