L’ancien ministre et ex-dirigeant d\’Attayar, Mohamed Abbou, a publié ce soir du samedi 13 mars 2021, un post sur les réseaux sociaux, pour répondre, d’après ses dires, à un certain nombre de rumeurs lancées à son encontre par ses détracteurs, le dirigeant d’Ennahdha Rafik Abdessalem notamment.
Répondant à la rumeur selon laquelle il serait le conseiller secret de Kaïs Saïed, Mohamed Abbou a souligné qu’il a rencontré le chef de l’Etat pour la dernière fois le 23 décembre dernier et que, depuis, il a passé un seul coup de fil au bureau de la présidence pour lui faire part d’informations qu’il avait eues d’un cadre retraité.
Il a ensuite précisé, à l’adresse de ceux qui l’accusent de préparer un projet en secret, qu’il a appelé Kaïs Saïed à prendre les décisions appropriées à l’encontre de certains partis impliqués dans des crimes de corruption et d’extorsion. « Partis qui continuent d’empêcher toute réforme dans le pays et de gouverner directement ou indirectement afin que leurs dirigeants ne soient pas poursuivis » a-t-il précisé, ajoutant que des décisions doivent être prises afin que le peuple ne soit pas contraint, par la sombre crise financière et économique qui risque de s’aggraver, de descendre dans la rue pour renverser « un gouvernement qui a perdu sa légitimité ».
A ceux qui l’accusent d’influencer les positions d’Attayar concernant le dialogue national, Mohamed Abbou a tenu à répondre qu’il n’intervient dans aucune décision ou position de son ancien parti, qu’il a quitté il y a quelques mois, et qu’il ne donne plus son opinion sur quoique ce soit le concernant. « Si j’ai quelque chose à exprimer, je le dis en public. Ma position est claire : Ennahdha est un danger pour les intérêts de l\’État. Nous avons dû composer avec cette organisation, lors de la création d’Attayar, car nous craignons pour le processus démocratique mais avons continué à le critiquer pour ses financements illégaux et sa mainmise sur la justice et l’administration. Notre crédibilité en a été entachée et cela s’est fini par une hérésie dont je porte la responsabilité… maintenant dialoguer avec cette organisation, pourquoi ? A moins que ce ne soit pour la persuader de retirer ses dirigeants impliqués dans la corruption, de lever sa main de la justice, de la sécurité et de l\’administration, et de cesser d\’accepter tout financement illégal. Ce serait une bonne chose, mais cela n\’arrivera pas, alors de quel dialogue parle-t-on ? Comment sauvera-t-il le pays ? » a-t-il poursuivi.
Mohamed Abbou a tenu enfin à clarifier un point concernant ses relations avec les Emirats et Abir Moussi, soulignant qu’il a toujours refusé d’accorder des déclarations à n’importe quel média émirati même quand on a vu exploiter ses relations avec Ennahdha. « Pour ce qui est de Mme Moussi, tout comme j\’ai fait mon devoir de transmettre des documents au parquet déclarant qu\’elle avait reçu illégalement des salaires du Premier ministère en 2010 sans justification, exigeant qu\’elle soit poursuivie, je l\’ai un jour remerciée pour une prise de position humaniste. J\’aurais souhaité qu\’elle arrête de s\’opposer à la révolution, ni plus, ni moins » a-t-il conclu.
M.B.Z











