Le directeur exécutif de l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE), Majdi Hassen, s’est exprimé sur le lancement du premier satellite tunisien « Challenge One » lors de son intervention lundi 22 mars 2021 sur les ondes de la Radio nationale.
Mettant en exergue l’importance du capital humain dans le développement du pays, Majdi Hassen estime qu’il faudra investir davantage dans les ressources humaines pour sortir de la crise actuelle. « La transformation numérique s’impose aux systèmes économiques des pays du monde entier, dont la Tunisie, qui est en train d’évoluer pour s’adapter aux nouvelles technologies », a-t-il avancé.
« Le secteur privé doit avoir sa chance, car il a prouvé qu’il était capable de réussir », a-t-il lancé avant d’appeler à faciliter la tâche aux entreprises privées et aider les employés à travailler et exceller dans leurs domaines.
Il a dans ce sens souligné la nécessité d’encourager les initiatives des entreprises privées « pionnières » d’autant plus que celles-ci peuvent faire face à la concurrence mondiale.
Pour suivre l’évolution des nouvelles technologies, Majdi Hassen propose de changer le système d’éducation et de formation professionnelle afin de former des mains d’œuvre spécialisées en technologie. Il a également indiqué que les compétences liées à la technologie étaient les plus recherchées dans le monde, selon rapport national de l’emploi et l’employabilité.
Le problème est que les mesures annoncées par le gouvernement tardent à être concrétiser : le climat d’affaires et l’annulation des autorisations délivrées pour la réalisation de projets par exemple, d\’après M. Hassen qui a indiqué que le nombre d’entreprises qui ont bénéficié de ces mesures ne dépasse pas les 5 % des entreprises enregistrées à cause notamment de la lenteur des procédures bureaucratiques. Et d\’ajouter : « Les TPE sont les plus touchées parce que, contrairement aux grandes entreprises, celles-ci n’ont pas les moyens financiers pour négocier avec les banques et trouver des solutions ».
« Plusieurs entreprises ont mis la clé sous la porte mais les dégâts sont faits et il faut préparer la reprise avant même de mettre en place un plan de relance» , a-t-il conclu.
I.M.










