Quarante-huit heures après les révélations de l’élu Yassine Ayari sur des soupçons de « favoritisme » dans l’octroi des vaccins à certaines personnes qui ne devraient pas être prioritaires, le ministère de la Santé a diligenté aujourd\’hui, jeudi 1er avril 2021 une enquête sur les dépassements commis lors de la campagne de vaccination.
Les premiers éléments de l’enquête ont montré qu’aucune « intervention humaine » n’était en cause dans l’octroi du vaccin à l’hôtesse de l’air par laquelle le scandale est arrivé, précise Ahlem Gzara, membre de la commission des vaccins anti-Covid-19, dans une déclaration accordée à la Tap.
Ahlem Gzara a assuré que les enquêtes devraient se poursuivre encore pour déterminer les responsabilités, soulignant que la gestion du système de vaccination « Evax » n’est pas du ressort du ministère de la Santé.
Elle a noté que le ministère a décidé d’élargir la liste des personnes prioritaires, après avoir obtenu l’aval de Covax, pour étendre la vaccination anti-Covid à tout le personnel de santé.
Dans un post publié sur les réseaux, le député Yassine Ayari avait condamné hier ce qu’il a qualifié de « favoritisme » dans l’octroi des vaccins à certaines personnes qui sont loin d’être prioritaires à l’instar de certaines influenceuses sur le net dont l’âge ne dépasse pas la petite trentaine.
Notons que Yassine Ayari n’est pas le seul à avoir soulevé le problème et à être choqué par des publications où des jeunes, dont le travail n’implique aucun contact direct avec des patients Covid+, se vantent d’avoir été vaccinés alors que des personnes âgées et malades attendent toujours leur tour.
Il est probable que ces personnes ont coché la case « personnel de la santé » pour le simple fait de travailler dans des institutions de santé, même s’il s’agit d’un travail administratif, ou alors pour être un diplômé en pharmacie par exemple, à l’instar de l’influenceuse objet de l’actuelle polémique.
I.M.










