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Youssef Chahed : Le passage sur le jeudi noir est une faute de goût !

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    L’ancien chef du gouvernement et président du parti Tahya Tounes, Youssef Chahed était l’invité, dans la soirée du vendredi 2 avril 2021, de Sameh Mefteh sur la chaîne Carthage + pour revenir sur les derniers développements sur la scène nationale et les différentes polémiques caractérisant le paysage politique.

     

    Youssef Chahed est revenu sur la crise politique et institutionnelle assurant que le conflit actuel entre le président de la République Kaïs Saïed et le chef du gouvernement Hichem Mechichi est différent de ce qu’il a vécu avec le président défunt Béji Caïd Essebsi. Dans ce contexte, il a affirmé que le problème est politique, considérant qu’il ne peut être résolu qu’à travers un dialogue franc entre Kaïs Saïed et Hichem Mechichi.

    Revenant sur le blocage au Parlement, Youssef Chahed a indiqué que les députés de son parti ont signé les deux motions de retrait de confiance à Rached Ghannouchi, rappelant que son parti ne lui a même pas accordé sa confiance au départ.

     

    Youssef Chahed a indiqué, également, que la crise actuelle ne peut se résoudre sans dialogue, estimant toutefois que ce dialogue doit se pencher sur les questions essentielles et les réformes à long et moyen terme. « Pour ce qui est de la crise économique, elle doit être résolue à travers des réformes et mesures à prendre en urgence par le gouvernement. La situation est critique et il est nécessaire de parvenir à un accord avec le FMI. Il faut être pragmatique et réaliste. Il n’y a pas d’autres solutions. Quant au dialogue national, il doit porter sur des réflexions de fond sur l’avenir du pays. Le changement du gouvernement n’est point la solution », assure –t-il, soulignant que la plupart des problématiques actuelles sont principalement liées à l’instabilité politique.

     

    L’ancien chef du gouvernement a abordé la polémique suscitée par sa participation au sommet WION aux EAU, indiquant qu’il a participé à ce sommet en sa qualité personnelle et n’a pas représenté l’Etat tunisien. Il a, également, considéré que la participation à des manifestations où Israël est représentée ne rentre pas dans le cadre de la normalisation. « Si on va avec cet état d’esprit, on restera complètement isolé ».

     

    Youssef Chahed est, également, revenu sur le dernier livre de l’ancien président de la République Mohamed Ennaceur, assurant que le passage relatif à un éventuel coup d’Etat constitue une faute de goût par Mohamed Ennaceur. Il a ajouté qu’il a été occupé par l’attentat terroriste du fameux jeudi noir, révélant qu’une grande attaque était prévue durant cette période et qu’il était complétement absorbé aux côtés des forces de l’ordre pour maitriser la situation. « La rumeur du décès du président Béji Caïd Essebsi est due au communiqué publié par la présidence de la République évoquant « un malaise aigu ». Je me suis rendu à l’hôpital pour prendre connaissance de l’état de santé du président et j’étais le premier officiel à rassurer sur son état ».

    Et d’ajouter que le président du Parlement, Mohamed Ennaceur ne l’a pas contacté ce jour-là et a été en contact direct avec le ministre de la Défense Abdelkarim Zbidi, ce qui est contraire au protocole d’usage. « On a, également, des informations documentées indiquant que Abdelkarim Zbidi avait tenu une réunion ce fameux jeudi entre 13h et 15h au palais de Carthage avec une partie inconnue. Maintenant, on se pose la question : Pourquoi Abdelkarim Zbidi n’a évoqué cette histoire de coup d’Etat que la veille de la campagne électorale alors qu’il était au courant depuis le mois de juin. Il y a un grand point d’interrogation ».

    Youssef Chahed a assuré qu’il ne va plus se laisser faire et qu’une plainte sera déposée et des poursuites judiciaires sérieuses seront engagées dans ce dossier. Dans ce contexte, il n’a pas exclu des poursuites contre Abdelkarim Zbidi, précisant que la plainte sera rendue publique après sa finalisation.

     

    En ce qui concerne Saber Laâjili et Imed Achour, les hauts cadres sécuritaires arrêtés puis libérés dans l’affaire Chafik Jarraya, l’ancien chef du gouvernement affirme qu’il n’a jamais eu de problèmes personnels avec ces personnes : « Ils n’ont pas été arrêtés dans le cadre de la guerre contre la corruption mais sur la base d’un mandat de dépôt émis par un juge et non pas de loi réglementant l’Etat d’urgence. J’ai appris leur arrestation alors que je participais à une réunion. J’ai été mis au courant par le ministre de l’Intérieur comme tout un chacun. Je n’ai aucun lien avec cette affaire ».

     

    Revenant sur son parti Tahya Tounes, il a indiqué que l’ancien secrétaire général du parti Selim Azzabi a voulu prendre du recul, assurant qu’il n’y a aucun conflit avec lui. Il a ajouté que Selim Azzabi est l’un des fondateurs de Tahya Tounes et qu’il reste toujours le bienvenu.

     

    S.H

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