Le vice-président du parti Al Badil Ettounsi Hafedh Zouari est revenu, ce lundi 5 avril 2021, sur le différend qui l’oppose à l’ancien chef du gouvernement, Youssef Chahed, affirmant, sur Jawhara FM, qu’il révèlera bientôt des détails fracassants sur ce qu’il sait du « jeudi noir ».
« Ce qu’a dit Youssef Chahed est puéril et bas. Je vais tout révéler du 27 juin 2019. Nous l’avons soutenu car nous étions contre l’orientation qu’avaient pris les choses du temps de Béji Caïd Essebsi, contre le fait que le pouvoir soit hérité par son fils, aujourd’hui je le regrette. Nous sommes un groupe installé dans l’industrie, le service, le transport et nous avons des autorisations tous les jours et en demander est normal, il nous a refusé des autorisations mais pas qu’à nous, à d’autres aussi car ce sont des autorisations qui concernent des pays asiatiques et nous avons d’ailleurs déposé une plainte auprès du Tribunal administratif. Il n’y avait rien d’illégal il a juste voulu nous entraver car il soutient les produits européens et le lobby européen au détriment des produits asiatiques et des intérêts des Tunisiens » a déclaré Hafedh Zouari.
Il a ajouté que Youssef Chahed est descendu bien bas avec un comportement indécent et indigne d’une personne qui a gouverné le pays pendant des années.
« Nous demandons des autorisations en toute transparence et légalité, cela fait partie de notre travail. Il sait qui prend des autorisations d’en dessous de la table pour les vendre aux contrebandiers qui sont en dessus de la loi comme ceux qui vendent l’orgeat rouge et le sucre blanc dans les endroits huppés qu’il fréquente » a poursuivi Hafedh Zouari.
Il a enfin exprimé le vœu que la justice ouvre les dossiers du jeudi noir et du chantage dont ont été victimes les hommes d’affaires.
L’ancien chef du gouvernement et président du parti Tahya Tounes, Youssef Chahed, avait, rappelons-le, déclaré, dans l’émission de Sameh Mefteh sur la chaîne Carthage +, que Hafedh Zouari a propagé des rumeurs à son encontre après qu\’il lui a refusé l’octroi d’une autorisation. Il répondait ainsi à la polémique suscitée par les révélations de l’ancien président de l’ARP, Mohamed Ennaceur, concernant les évènements du 27 juin 2019, que Hafedh Zouari avait corroborées en l’accusant d’avoir été « assoiffé de pouvoir ».
M.B.Z










