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Kaïs Saïed : Je ne violerai pas la constitution !

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    En marge de sa visite à Monastir en commémoration du 21ème anniversaire du décès du leader Bourguiba, le chef de l’Etat Kaïs Saïed s’est exprimé sur le blocage de la cour constitutionnelle.

    Questionné par le journaliste de radio Monastir, aujourd’hui, mardi 6 avril 2021, Kaïs Saïed a martelé qu’il « ne violera pas la constitution », même s’ils « veulent m’amener à le faire».

     

    Réagissant aux critiques qu’il essuie depuis son renvoi au Parlement de l’amendement du projet de loi de la cour constitutionnelle, il a déclaré :  « Eux, dans le texte de la constitution, ils ont utilisé le mot ‘’amarrage’’ de la cour constitutionnelle, dans un délai d’un an, ce qui est synonyme de finalisation. Eux ont violé la constitution, pourquoi veulent-ils m’amener à violer la constitution avec eux ? […] Il existe des solutions politiques auxquelles on peut parvenir, mais seulement si l’intention est bonne. Ils se sont rappelés la constitutionnalité des lois non pas dans une logique de suprématie de la constitution. Cette constitution a été minée à chaque texte », a-t-il dit. 

    Pour comparer avec le cas du conseil supérieur de la Magistrature, qui aurait  être créé dans un délai de 6 mois à compter de la date des élections législatives, selon la Constitution, il a déclaré : « Ils ne peuvent pas commettre des erreurs et me juger sur la base de leurs erreurs! »

     

     

    Epinglant le Parlement, il a affirmé que « la notion d’Etat est complètement absente chez l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) ». Il ajoute : « Je sais très bien ce qu’ils manigancent et Dieu fera échouer leurs plans et il réalisera vos aspirations à la prospérité et à la dignité ».

     

    Au sujet du dialogue national, il a précisé : « Je ne discuterai qu’avec ceux qui présentent des solutions. « Est-ce que ce dialogue peut être qualifié de patriotique si certaines parties sont dépourvues de tout patriotisme ? Certains d’entre eux sont poursuivis en justice. Le dialogue n’est pas une fin en soi. Le diagnostic est clair mais certaines forces contrôlent les appareils de l’Etat […] En apparence, nous avons une pluralité politique, mais nous sommes passés au parti unique au lobby unique. Je ne suis pas prêt à discuter avec les lobbies et avec ceux qui ont pillé les compétences de ce peuple. Pas de dialogue avec les voleurs et ils sont nombreux ! ». 

     

    S.T


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