Crédit photo : Karim Ben Amor
Nous sommes en 2021, nous avons trois millénaires d’Histoire et voici une pancarte d’affichage bilingue des prix du parcmètre à Sidi Bou Saïd, un des villages les plus huppés de la Tunisie.
Pour la partie arabe, on lit que l’heure de parking est à deux « dinar » (au singulier svp) et ce de 8 heures du matin à 2 heures du matin, tous les jours de la semaine, y compris les jours fériés.

Quant à la partie française, et nonobstant les majuscules jetées un peu partout à l’aveuglette, on lit que l’heure de parking est à un dinar seulement. Le souci ici, c’est que non seulement le prix diffère entre l’arabe et le français, mais on a pris soin d’ajouter un S à dinar ! En clair, donc, le singulier s’applique au pluriel pour l’arabe et le pluriel s’applique au singulier pour le français. Mieux encore (ou pire, on ne sait plus), on a inversé les lettres A et R dans dinars, ce qui est devenu dinras au lieu de dinars.
Quand on sait que les gars de la mairie ne savent même pas écrire correctement le nom de leur village, puisque Sidi Bousaïd s’écrit Sidi Bou Saïd, on ne peut plus s’étonner des autres erreurs de l’écriteau (Heur au lieu de heure). Reste maintenant à savoir combien les automobilistes vont payer réellement…
R.B.H.












