Vendredi une copie de cette correspondance a largement circulé sur les réseaux sociaux et certains supports médiatiques exposant une tentative de Rached Ghannouchi de s’immiscer dans la justice militaire.
Le président du Parlement convoquait, en effet, le ministre de la Défense à une séance d’audition pour l’interroger au sujet du mandat d’amener émis à l’encontre de Rached Khiari, pourtant disposant encore de son immunité parlementaire.
A ce fait, Fayçal Tebbini, Nessrine Laâmari et Amira Charfeddine, ont réagi en rédigeant quelques lignes sur Facebook dénonçant, notamment la signature par procuration de cette correspondance par le secrétaire général du Parlement.
« Dites-lui que le juge militaire n’a de supérieur que la loi (…) Dites-lui que cette correspondance est caduque car signée par une personne qui n\’a pas le pouvoir de signature (…) Dites-lui que l’Assemblée n’est pas qu’Ennahdha et la coalition Al Karama. Dites-lui qu’il ne me représente pas », a écrit Amira Charfeddine.

Nessrine Laâmari a elle qualifié cette correspondance de « mystification des institutions de l’État ». « Que veux-tu dire en tirant avantage de ta qualité de pouvoir législatif pour demander des comptes et s’immiscer dans le pouvoir judiciaire ? Que veux-tu dire en continuant, en tant que président du Parlement, à humilier l’Assemblée avec ton favoritisme envers les pare-chocs d’Ennahdha (…) », a-t-elle lancé sur Facebook.

« Ghannouchi est tombé avant coup », a estimé Fayçal Tebbini avant d’ajouter « le ministre de la Défense doit refuser de se présenter. Ceci est très dangereux. Cette correspondance ne me représente pas. C’est une atteinte flagrante à l’institution judiciaire ».

La justice militaire s’est saisie de cette affaire et a convoqué le député. Ce dernier ne s’est pas présenté ce qui a engendré l’émission d’un mandat d’amener.
N.J.










