Les semaines se suivent se ressemblent parce que les Hommes restent les mêmes et leurs turpitudes provoquent les mêmes conséquences. La capacité destructrice des humains a fait passer le loup pour un agneau, et entre la peste et le choléra s’est désormais glissé la Covid.
En France, vendredi 23 avril, un innommable que nous ne nommerons pas a assassiné au cri d’Allahou Akbar, un agent administratif du commissariat de Rambouillet, Stéphanie Monfermé, alors qu’elle rentrait de sa pause-déjeuner. Nous présentons nos condoléances les plus appuyées à la famille, aux proches de la victime et à tout le peuple de France.
Le terroriste était d’origine tunisienne, avait émigré clandestinement en France en 2009 où il travaillait tantôt comme ouvrier dans le bâtiment, tantôt comme chauffeur livreur. Les enquêtes en cours peinent à trouver l’élément déclencheur de la tragique entreprise de cet homme qui après les attentats du Bataclan arborait un drapeau bleu blanc rouge sur sa photo de profil Facebook.
L’analyse de son activité sur le même réseau social fait ressortir très nettement un changement de comportement depuis une bonne année, où l’homme parait plus que tourmenté. Ses consultations psychiatriques attestent du propos, et il va jusqu’à aller voir un marabout lors de son dernier voyage à Tunis, en mars 2021, parce qu’il se pense marabouté.
Un homme qui se replie dans l’islam, qui affiche publiquement ses tourments, c’est une proie facile pour les prédicteurs radicaux qui cherchent le chaos, dont l’entreprise maléfique sous couvert de Dieu est de répandre la mort. Parce que derrière, il y a une volonté diabolique d’inviter l’islam à la cène politique.
Et parmi ces prédicateurs, il y a un certain Béchir Ben Hassen, bien connu en Tunisie et dont les positions violentes ont conduit les autorités à l’interdire de prêche en juillet 2015. Loin de s’en émouvoir, l’homme est reparti en France où il avait obtenu la nationalité lorsqu’il y était réfugié, et se balade depuis, au gré de ses desseins, d’une mosquée à l’autre, pour répandre sournoisement son fiel. Et parce que les fidèles ne lui suffisent pas, l’homme a même créé une école de langue. Les Canadiens eux ne s’y sont pas trompés, et toujours en 2015, l’ont interdit de conférence dans leur pays. Interdit de prêche en Tunisie, interdit de conférence au Canada, l’homme peut toutefois continuer à sévir en France.
Le terroriste le suivait sur Facebook, partageait ses propos les plus durs. Les enquêteurs cherchent l’élément déclencheur de son acte, les regards se portent sur ce prédicateur qui a manifestement su déjouer les radars de la vigilance en France. #tragique
Au Tchad, les combats continuent à la frontière avec le Niger entre les forces armées régulières et le Front pour l’Alternance et la Concorde au Tchad (FACT) porté par l’opposant Mahamat Mahadi Ali. Le Président Idriss Déby, réélu le 11 avril dernier avec quelques 80% des suffrages est mort au combat sur ce front, le 20 avril 2021, nous disent les autorités.
C’est son fils, Mhamat Idriss Déby qui prend le pouvoir en suspendant la constitution qui prévoyait une vacance assurée par le président du Senat. Il dissout également le gouvernement et l’Assemblée Nationale, instaure un couvre-feu, ferme les frontières et annonce qu’avec le Conseil Militaire de transition, il assurera la gouvernance jusqu’aux prochaines élections dont l’organisation débutera dans dix-huit mois. L’homme est déjà connu des autorités internationales et notamment françaises, pour avoir été, en 2013, commandant en second de l’armée tchadienne qui intervenait au Nord Mali aux côtés des troupes occidentales.
Il gère désormais la destinée du pays, aidé par 15 généraux, et ont annoncé par la voix du porte-parole de l’armée, hier vendredi avoir mis un terme aux attaques rebelles à l’ouest du pays qui avaient donc couté la vie au Président Idriss Déby. #dedictatureàmonarchie
Entre la Russie et l’Union européenne, rien ne va plus. Le 2 mars l’Union européenne avait annoncé l’interdiction d’entrée sur son le territoire et le gel de leurs avoirs pour 4 personnalités russes au motif qu’elles portaient des violations graves aux droits de l’Homme, le tout sur fond d’affaire Navalny, ancien militant d’extrême droite, devenu depuis icône de l’opposition au pouvoir hégémonique de Vladimir Poutine. S’opposer c’est finalement s’absoudre d’une moralité pourtant hasardeuse sur tout un pan des valeurs humaines. Qu’importe, lutter contre Poutine vaut bien quelques renoncements aux règles de bienséances de la pensée.
La Russie a donc répondu à ces mesures restrictives, en prononçant à son tour des sanctions contre pas moins de 8 responsables européens dont le Président du Parlement, rien que ça, David Maria Sassoli, ancienne star italienne du 20 heures de la Rai Uno, élu depuis 2009 au Parlement européen, et dont il assure la présidence depuis 2019.
Le plus surprenant dans cette montée de tension est que depuis 2017, ce ne sont pas moins de 309 représentants officiels russes, nous disent nos confrères du Monde, qui ont été renvoyés chez eux. C’est-à-dire plus que ceux qui ont été contraints de regagner l’URSS pendant toute la guerre froide de 1971 à 1991. #guerregelée
Navalny croupi toujours en prison, et l’administration refuse de lui remettre son Coran, avec lequel il avait souhaité être incarcéré pour pouvoir l’étudier. Précisons que l’homme est aux écrous suite à une peine de 2 ans et demi de prison pour une affaire de fraude. Qu’il a cessé pendant trois semaines de s’alimenter pour protester contre ses conditions de détention qu’il juge inhumaines. Et enfin Moscou a déclaré hier vendredi que ses bureaux régionaux, pourtant auto-dissout jeudi, la veille, étaient désormais inscrits sur la liste des organisations extrémistes terroristes, les concernant pour extrémismes. #lesvoiesduSeingeur
En Tunisie, le silence du président de la République devient littéralement assourdissant, alors que le pays traverse une troisième vague Covid particulièrement meurtrière, que l’économie continue sa dégringolade et que les amortisseurs sociaux ne sont pas là ou sont inopérants.
En revanche il est question qu’il se rende à Paris le 18 mai prochain à l’invitation du Président Macron pour participer au sommet sur le financement des économies africaines et des éventuelles mesures qui pourraient être prises pour lutter contre les conséquences économiques de la crise sanitaire. Un rendez-vous clé pour trouver des pistes de relances d’un pays au quasi-arrêt. On sait d’ores et déjà qu’une bonne partie de la solution viendra toutefois de la gouvernance tunisienne, et de sa capacité à réformer. Macron parle d’un new deal nécessaire, mais sans une gouvernance efficace, toute entreprise sera vaine. #lasoliutionestennous
C’est la fin de la semaine, c’est la fin de ce trip, vous pouvez éteindre vos smartphones.










