Le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Samir Cheffi, a estimé, lors de son intervention jeudi 20 mai 2021, sur Shems FM, que les partis politiques qui ont été à l’origine du remaniement ministériel opéré par le chef du gouvernement en janvier dernier, ont aggravé la crise politique et entravé le dialogue national initié par la centrale syndicale.
Samir Cheffi a précisé, que les partis politiques qui soutiennent le gouvernement ont tenté un passage en force qui a approfondi la crise pour conduire à des appels à la destitution du président de la République, du président du Parlement puis à la démission du gouvernement.
« Le pays a été fourré dans une marmite de tiraillements où l’obsession première des partis est de garantir leurs intérêts partisans au détriment de l’intérêt du pays. L’UGTT a participé à une réunion tenue à Beit El Hikma et le secrétaire général, Noureddine Taboubi a décidé de ne plus prendre part à ces sessions car notre participation a été instrumentalisée de la manière la plus vile qui soit pour prétendre le soutien de l’Union à une partie, à savoir le gouvernement et les partis qui le soutiennent, contre une autre, qui est la présidence de la République. Nous avons alors décidé de nous retirer » a-t-il poursuivi.
« S’il existe une vraie volonté politique pour améliorer la situation du pays à différents niveaux elle ne doit pas adopter des démarches aussi abjectes que celles qu’on a pu observer, notamment dans les fuites qui ont prétendu que l’UGTT avait connaissance du document présenté par le gouvernement au FMI alors qu’il n’en est rien. Nous voulons assainir l’ambiance et non enfoncer le pays dans plus de conflits et d’indécence émanant d’une partie ou de l’autre » a-t-il conclu.
M.B.Z










