Le député d’Ennahdha, Samir Dilou, a été l’invité de Hamza Belloumi dans la Matinale de lundi 24 mai 2021 sur Shems FM. Il est, entre autres, revenu sur la visite en Libye du chef du gouvernement, Hichem Mechichi, la plénière d’audition du ministre des Finances, Ali Kooli, et du gouverneur de la Banque centrale, Marouen Abassi, ainsi que la crise entre les trois présidences.
L’élu a estimé que cette visite était certes positive mais aurait dû être mieux préparée. « Notre traitement du dossier libyen, de façon générale, aurait pu être meilleur, mais nous pouvons nous rattraper. Nous devons être un atout pour la Libye et vice versa. C’est du gagnant-gagnant », a-t-il indiqué.
Il a, par ailleurs, signalé que certaines décisions avaient été prises avec du retard notant que plusieurs déclarations faites publiquement à l’occasion de ladite visite étaient gênantes pour les Libyens.
Le chef du gouvernement, Hichem Mechichi, a, rappelons-le, effectué une visite de deux jours en Libye où il a, entre autres, rencontré le chef du gouvernement libyen de transition, Abelhamid Dbeibah, et inauguré la foire économique tuniso-libyenne.
Commentant les allégations selon lesquelles cette visite avait pour objectif de solliciter une aide financière de Tripoli, Samir Dilou a laissé entendre que cette démarche serait erronée soutenant que la Libye ne devrait pas être considérée comme un simple subterfuge.
Pour ce qui est des aboutissements de la plénière de vendredi consacrée à l’audition du gouverneur de la Banque centrale et du ministre des Finances, le député a affirmé que ce que les deux responsables n’avaient avancé rien de nouveau dans les réponses aux interrogations des élus. « Nous devions, tout de même, tenir le peuple en témoin », a-t-il ajouté avant de réitérer que la situation économique était grave.
Interrogé sur le manque d’initiative législative sur les problématiques en lien avec le paiement électronique et l’utilisation des crypto-monnaies, le député a signalé que la mise en place de ces mécanismes nécessitait une infrastructure, jusque-là, inexistante en Tunisie, citant à titre d’exemple l’affaire Paypal. « Il faut que le système soit prêt pour que nous puissions légiférer », a-t-il avancé.
Revenant sur la crise entre les trois présidences, il a souligné qu’il faudrait, à présent, se ressaisir. « Nous avons trois présidences mais un seul Président. Il faut que le chef de l’Etat invite au dialogue toutes les parties au conflit. Nous n’avons pas d’autre issue. Nous avons une crise politique aigue que nous avons créée et que nous nous devons de solutionner », a-t-il indiqué notant que la démission du gouvernement ne devrait être considérée ni comme une condition à ce dialogue, ni comme une solution miracle à la crise.
N.J.










