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On massacre la langue française à l’épreuve du bac « blanche » !

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    Ces dernières années en Tunisie, le constat est sans équivoque. Toute une génération, de jeunes et de moins jeunes, a du mal avec les langues étrangères. Le français, première langue étrangère qu’étudient les Tunisiens, est souvent malmené et perd de son attrait auprès des plus jeunes au profit d’un anglais tout autant malmené, il faut le dire. Même l’arabe, langue maternelle, n’est souvent pas maîtrisé.

    Dans le cas d’espèce, il s’agit d’une photo largement partagée sur les réseaux sociaux, jeudi 27 mai 2021. Cette photo représente une épreuve du bac blanc dans un lycée de Hammam-Sousse. Le hic, est qu\’il est écrit « Examen de bac blanche ».

     
    Nos élèves, cette année, se trouvent triplement victimes, des problèmes structurels du ministère de l’Éducation, incapable de leur offrir le minimum d’équipement adéquat dans leurs salles de classe ; des multiples cours ratés à cause de la crise sanitaire et du manque de compétence de certains de leurs enseignants ! C’est juste affligeant !

    Le niveau du système éducatif en Tunisie empire de jour en jour. Si les plus aisés ont les moyens d’inscrire leurs enfants dans des écoles privées qui assurent un certain niveau, la classe moyenne et les plus démunis n’ont d’autre alternative que l’école publique. Une éducation à deux vitesses, des générations victimes d\’un abêtissement généralisé.

     

     

    La délégation de l’enseignement de Sousse s’explique sur l’erreur du bac blanc et accuse un enseignant étranger qui ne maitrise pas la langue française

     

     Mise à jour :

    La délégation régionale de l’enseignement de Sousse s’est expliquée sur l’erreur qui s’est glissée dans un examen du bac blanc aujourd’hui.

    Dans un communiqué, la délégation régionale reconnait qu’il s’agit « d’une erreur flagrante » mais jette la responsabilité sur « un enseignant de nationalité étrangère qui enseigne une matière optionnelle et qui ne maitrise pas la langue française ».

    Le communiqué ajoute que ledit enseignant « a fait des efforts pour rédiger l’examen et le présenter, dans les délais, aux directeurs des établissements éducatifs qui se sont chargés de le sortir de l’enveloppe et de l’imprimer quelques minutes seulement avant l’examen ».

    Si la direction promet de suivre « ces cas isolés » en veillant à ce que « ce genre d’erreur ne se reproduise pas », pas sûr que ces explications parviennent à convaincre…

     

      

    I.L

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