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Des vétérans de l’armée tunisienne tirent la sonnette d’alarme dans une lettre à Kaïs Saïed

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    Il y a quelques semaines, des généraux français à la retraite ont tiré la sonnette d’alarme dans une tribune publiée dans l’hebdomadaire français de droite « Valeurs actuelles » par rapport au « délitement » de la France qui pourrait pousser à l’intervention de l’armée. 

     
     
    Le texte – publié fin avril en France – a fait une grande polémique, avec un rappel à l’ordre des officiels ; une ministre qui considère le texte comme séditieux et quelques médias de gauche qui considèrent la tribune comme un déshonneur des généraux français. 
     
    Fin mai, six vétérans de l\’armée tunisienne ont repris la recette de leurs homologues français et publié une longue tribune sur Facebook. Ici aussi, on parle de délitement !
     
    Après avoir exposé la situation générale du pays, ils ont présenté les détails de ladite initiative, essentiellement, axée autour d’un rétablissement de la communication entre les trois présidences. Elle porte, notamment, sur l’organisation :
     
     
     
    –  d’une session extraordinaire au Parlement sur invitation du président de la République et en présence des membres du gouvernement et des représentants des organisations nationales, médias et société civile, dans le but de s’accorder sur une trêve politique et convoquer le chef du gouvernement et le président du Parlement à une réunion au palais de Carthage dans les 48 heures qui suivent afin d’examiner les défis auxquels fait face le pays et inviter les ministres nommés lors du remaniement ministériel – sauf ceux soupçonnés de corruption – à prêter serment dans un délai ne dépassant pas trois jours. 
     
    –  d’une réunion du Conseil de sécurité nationale en présence du président du Parlement et du chef du gouvernement pour examiner les modalités de mise en œuvre du dialogue national 
     
    « Il est évident que vous n’êtes pas le seul à être responsable de l’impasse politique actuelle, mais vous êtes la partie la plus en vue de par votre statut, votre rôle constitutionnel et vos positions qui s’opposent à la majorité des initiatives présentées. Certes vous avez le droit de rejeter les propositions qui, à votre sens, ne servent pas l’intérêt du pays, mais, dans ce cas, il faudrait envisager des alternatives constructives susceptibles de mettre fin à la crise sanitaire, à l’impasse politique, à la récession économique et pousser le pays à aller de l’avant. (…) Voyez-vous une autre solution que celle de se réunir avec les acteurs de la vie publique et engager le dialogue même avec ceux qui ne sont pas d’accord avec vous ? (…) Réviser ses positions et faire des concessions demeurent une qualité des grands, ceux qui savent mettre de côté leurs égos pour servir la patrie et l’intérêt public (…) », a-t-on souligné. 
     
    Cette initiative demeure ouverte à toute personne souhaitant la rejoindre, a-t-on, également, noté. 

     

    N.J. 


     

     

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