Abid Khelifi, écrivain et chercheur universitaire spécialisé dans les mouvements islamistes et les organisations djihadistes a publié une tribune pour revenir sur « l’initiative des vétérans de l’armée », adressée aujourd’hui, vendredi 28 mai 2021, au président de la République.
Abid Khelifi a considéré que l’appel des vétérans de l’armée est motivé par Ennahdha, coïncidant avec l’offensive lancée par le mouvement islamiste contre le palais de Carthage, et ce, en rapport avec l’affaire du présumé putsch.
Abid Khelifi a tenu à souligner que cet appel intervient, justement, après la sonnette d’alarme tirée par l’Amiral Kamel Akrout. « La référence de l’Amiral Akrout, est celle de l’ancien régime, ou communément appelé, l’Etat profond ne voyant pas en Abir Moussi une alternative politique possible mais un projet de dictature. La carte Kamel Akrout est un projet similaire à celui de Abdelkarim Zbidi lors de la dernière présidentielle, sauf qu’il n’avait pas réussi à présenter un projet global lors de son apparition médiatique. Maintenant, les six vétérans de l’armée ont un lien avec le mouvement islamiste. Les signataires sont connus pour être proches du mouvement. Cette conviction se confirme davantage lorsqu’on constate la propagande faite au bénéfice de leur appel par des dirigeants nahdhaouis sur les réseaux sociaux », explique Abid Khelifi.
Et d’ajouter que contrairement à l’Amiral Akrout qui avait lancé son offensive contre le Parlement, les militaires à la retraite avaient choisi d’exercer une pression orientée contre le président de la République en allégeant la charge contre le Parlement et le gouvernement soutenus par le mouvement Ennahdha.
« Ces militaires veulent jouer un rôle politique. Ils puisent leur légitimité dans leurs grades militaires qu’ils devraient délaisser s’ils voulaient jouer un rôle politique civile », souligne l’écrivain et chercheur universitaire. Et de poursuivre que ces appels constituent un danger pour les traditions en Tunisie concernant l’impartialité de l’armée et de ses dirigeants.
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S.H










