Le député et dirigeant d’Ennahdha, Noureddine Bhiri, a catégoriquement démenti, ce matin mardi 1er juin 2021, les rumeurs selon lesquelles Ennahdha aurait accusé le chef de l’Etat d\’avoir entravé la visite au Qatar du chef du gouvernement. Et de marteler qu’il n\’y a aucune déclaration ou allusion faite aux médias dans ce sens.
Hier, Abdellatif Harouni, président de la Choura d\’Ennahdha, avait déclaré sur Mosaïque FM, au micro de Boubaker Ben Akecha, que le chef de l\’Etat Kaïs Saïed avait entravé la visite qatarie de la délégation gouvernementale [en mars dernier, ndlr], chose qui a nécessité le déplacement du chef d\’Ennahdha Rached Ghannouchi au Qatar pour apaiser les tensions, compte tenu du statut dont il jouit auprès de ce pays. Abdellatif Harouni avait, par ailleurs, qualifié la visite de Hichem Mechichi de « couronnement de celle de Rached Ghannouchi ».
« Toutes les structures de l’Etat travaillent pour l’Etat, sur la base du respect, de la coopération et l’harmonie, il n’y a pas de raison pour que nous (mouvement d’Ennahdha, ndlr) accusions des personnes d’œuvrer contre l’intérêt du pays, et en particulier le président de la République dont le rôle est de servir la Tunisie. Il n’y a pas de raison de faire circuler des rumeurs sans arguments ni preuves, il n’y a pas de raison d’impliquer Ennahdha sans vérifier auprès du parti la véracité des faits », a martelé M. Bhiri au micro de Hatem Ben Amara dans l\’émission Yaoum Saïd sur la Radio nationale, en estimant que ceci n’est bon ni pour les intérêts de la Tunisie et ni ceux des Tunisiens.
Le dirigeant nahdhaoui a lancé un appel : « Même s’il y a des différends entre les citoyens, dans les structures de l’Etat, dans le pays, etc., ne les aggravez pas, restons positifs », en citant le dicton tunisien qui dit que « le mensonge est permis pour sauvegarder des intérêts », l’objectif étant de réconcilier les opposants.
En ce qui concerne le document fuité relatif à un coup d\’Etat, Noureddine Bhiri a affirmé : « Le document ne peut être qu’un projet de putsch, même s’il veut se couvrir avec les dispositions de l’article 80 de la Constitution. Il s’agit d’une tentative d’élimination d’opposants politiques via des mesures illégales outre le fait qu’elle outrepasse la justice en l’écartant. Le document est une tentative pour compromettre le chef de l’Etat et la présidence de la République dans un bourbier de litiges et de violences ».
I.N










