Le chef du gouvernement, Hichem Mechichi, a accordé une interview au journal français, Le Figaro. Il est, entre autres, revenu, sur la crise politique entre les trois présidences, les négociations avec le Fonds monétaire internationale (FMI) ainsi que le dossier des terroristes rapatriés en Tunisie.
A la question sur la « guerre » que ce livre le Parlement, la présidence de la République et la Kasbah, Hichem Mechichi a préféré dédramatiser notant que : « Le terme « guerre » est un peu fort. C’est une situation assez particulière. Nous assistons à des premières. C’est propre à toutes les transitions démocratiques qui nécessitent un temps d’adaptation (…) ».
Pour ce qui est des négociations avec le FMI et la hausse de la dette du pays, le chef du gouvernement a indiqué qu’aller vers le FMI était une démarche rationnelle pour sortir la Tunisie de son marasme économique et que si l’on s’y oppose « il va falloir donner des alternatives ».
Il a dans ce même contexte nié toute intention de supprimer les subventions sur les produits de base soutenant « un meilleur ciblage en faveur des personnes qui méritent d’être aidées ».
Interpellé sur la lenteur du rythme des opérations de vaccination, il a affirmé que : « tout a été mis en place en matière de logistique (centres dédiés, personnels…), il reste le problème de la disponibilité des vaccins. Nous sommes en discussion avec l’OMS. Nous travaillons également avec des laboratoires pour effectuer les finitions des vaccins, comme l’emballage, ici pour la consommation locale puis l’export ».
Au sujet du rapatriement des « Tunisiens illégaux et radicalisés en France », Hichem Mechichi a révélé : « Il y en a qui sont rentrés. Et cela continue. Il suffit que nous nous assurions de leur statut pour qu’ils soient réadmis. La Tunisie est prête à réadmettre les personnes qui n’ont pas vocation à rester en France. Il y a des accords de réadmissions et je pense qu’ils fonctionnent bien ».
Interrogé sur ses attentes de la visite du premier ministre français, Jean Castex, Hichem Mechichi a évoqué la signature de « différentes conventions (sur l’enseignement, l’industrie, l’énergie…) qui seront dévoilées ce jeudi » et des discussions sur « une reconversion d’une partie de la dette envers la France (831 millions d’euros en 2018, selon le ministère des Finances tunisien, NDLR) est également en discussion ».
Accompagné d’une délégation de haut rang, le Premier ministre français a effectué une visite de deux jours en Tunisie, le 2 et 3 juin, à l’occasion du troisième Haut conseil de coopération franco-tunisien.
N.J.










