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Rabeh Khraifi : Hichem Mechichi s’est mis dans une nouvelle impasse

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    Le professeur de droit public et chercheur en droit constitutionnel, Rabeh Khraifi a réagi, mardi 8 juin 2021, au limogeage, par le chef du gouvernement Hichem Mechichi, du président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc), Imed Boukhris, moins d’un an après sa nomination en remplacement de Chaouki Tabib. 
     
    Qualifiant la situation d’impasse, il a soutenu que le chef du gouvernement ne faisait que s’attirer les problèmes et les accumuler pour l’Etat. 
     
    Il s’est interrogé, dans ce contexte, sur la prédisposition du président de la République à accepter la prestation de serment du nouveau président de l’Inlucc, Imed Ben Taleb Ali, surtout que Carthage a manifesté son refus de cette nomination dans son communiqué publié au terme de la rencontre entre Kaïs Saïed et Imed Boukhris.  
     
     
    Dans la foulée de l’annonce, le chef de l’Etat a convoqué l’ancien président de l’Inlucc et a exprimé son mécontentement estimant que la décision du chef du gouvernement est une violation de la loi.  
     
    Revenant sur cette rencontre, Rabeh Khraifi a laissé entendre de nouvelles tensions seraient en vue et qu’il était fort probable que l’Inlucc demeure sans président. 
     
    Il a rappelé que le président de l’Inlucc devrait prêter serment avant de prendre ses fonctions et ainsi pouvoir représenter officiellement et légalement l’instance de lutte contre la corruption. 
     
    « Le communiqué de la présidence démontre que les choses ne se passent pas comme prévu du côté de Hichem Mechichi et ceux qui lui ont soufflé cette décision », a écrit Rabeh Khraifi sur Facebook avant d’ajouter que le chef du gouvernement sait pertinemment que le président de la République n’acceptera jamais « des nominations qui sentent la corruption, en application des articles 10 et 72 de la Constitution ».
     
    Kaïs Saïed a, rappelons-le, refusé de convoquer les ministres nommés par Hichem Mechichi dans le cadre du remaniement ministériel opéré en janvier. La décision de la présidence de la République et le refus de Hichem Mechichi de remplacer les personnalités qu’il avait choisi sont, d’ailleurs, en partie responsables de la crise politique actuelle. 
     
    Le chef de l’Etat a révoqué le sujet lors de sa rencontre avec Imed Boukhris notant que le limogeage de celui-ci « était prévisible car il avait soulevé plusieurs affaires et apporté des preuves incriminant plusieurs personnes, celles dont la prestation de serment a été refusée, entre autres ». 
     
     

     

    N.J. 

     

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