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Moez Hammami : Nous sommes face à une cinquième vague qui prouve que la crise a été très mal gérée !

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    Le statisticien Moez Hammami a indiqué, lors de son intervention ce lundi 14 juin 2021, sur Mosaïque FM, que la situation sanitaire en Tunisie est très mauvaise et que le pays traverse en ce moment une cinquième vague de propagation du Covid-19.

     

    « Dire que la Tunisie traverse une quatrième vague c’est en avoir oublié une. La première nous l’avions eue en mars 2020, puis une autre en novembre 2020, la troisième en janvier 2021 et la quatrième à la fin du mois d’avril dernier. Il semble qu’on ait perdu le compte car depuis début juin nous sommes bien dans une cinquième vague de propagation du virus » a-t-il expliqué.

     

    Le statisticien a souligné que si des décisions idoines ne sont pas prises et très vite appliquées, le pays risque de totaliser 20.000 décès le temps que cette cinquième vague s’achève soulignant que le nombre de décès récemment notifiés indique un rythme de mortalité plus élevé et surtout plus localisé que durant les vagues précédentes.

     

    « Il aurait fallu être dans le préventif, nous sommes déjà à 70% des capacités des structures de santé et le rythme est à la hausse. Si rien n’est fait d’ici mi-Juillet ferons face à une saturation complète de notre système de santé et le scénario de mars dernier va se reproduire » a-t-il poursuivi.

     

    Moez Hammamai a souligné que pour sauver la saison estivale il aurait fallu prévenir cette vague et mettre en place des mesures étudiées et efficaces. « L’an dernier nous avions pu vivre un été normal car le protocole a été desserré quand les chiffres l’ont permis. A un moment nous étions à zéro nouveau cas. Cette année on est dans l’improvisation et la crise est plus que mal gérée. D’ailleurs parler de cinquième vague est en soi une honte ! Les autres pays en ont eu trois et nous cinq ! Cela prouve cette mauvaise gestion et il est aujourd’hui primordial de rectifier le tir, en accélérant notamment la campagne de vaccination » a-t-il conclu.

     

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    M.B.Z


     

     

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