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Raoudha Karafi dénonce une justice corrompue

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    La juge et présidente d\’honneur de l\’Association des magistrats tunisiens (AMT), Raoudha Karafi, est revenue, lundi 28 juin 2021 dans l’émission Midi Show sur Mosaïque FM, sur les défaillances juridiques constatées dans le traitement de certaines affaires, notamment celle du fondateur de Qalb Tounes, Nabil Karoui. 

    Commentant les déclarations du président de la République Kaïs Saïed ayant dénoncé des lenteurs juridiques et un flagrant manque de transparence en particulier dans les affaires de corruption, la juge a avancé que le chef de l’Etat avait, en effet, raison sur certains aspects. 

    Citant à titre d’exemple l’affaire Nabil Karoui, elle a détaillé les défaillances juridiques commises mettant ainsi en évidence les injustices dont le fondateur de Qalb Tounes a été victime. 

     

    Raoudha Karafi a assuré que les manœuvres juridiques en lien avec la décision de libération de Nabil Karoui n’étaient pas une première expliquant que la chambre en charge de ce dossier avait rejeté l’examen d’autres affaires similaires et qui concernent des citoyens « ordinaires » avançant qu’elle n’avait pas compétence pour statuer. 

    Elle a, également, révélé que plusieurs affaires de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale impliquant des milliards de dinars dont l’Etat aurait pu bénéficier avaient été « cassées » car le premier président de la Cour de cassation était seul en charge de la désignation des chambres qui devraient investiguer ces affaires. 

    « Ces dossiers n’ont pas fait l’objet de délibération alors que la loi impose la discussion de ces affaires entre trois juges pour ensuite passer au vote et statuer », a-t-elle indiqué signalant qu’aucune réforme ne serait possible si ces agissements ne sont pas dénoncés. 

    Interpellée sur la gravité des accusations lancées à l’encontre du premier président de la Cour de cassation, elle a ajouté que plusieurs juges disposaient d’enregistrements attestant des pressions qu’ils avaient subi pour statuer dans certaines affaires ou les remettre à d’autres chambres. 

     

    N.J. 

     

     

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