Des personnalités publiques tunisiennes ont signé une pétition dénonçant la violence contre les femmes, suite aux récents événements survenus au Parlement au vu et au su de tous, « offrant une image dégradante des représentant(e)s du peuple et disséminant au sein de la société une symbolique manifeste de normalisation de la violence à l’égard des femmes au sein même des institutions de l’Etat ».
Une initiative qui se veut citoyenne et non partisane (apolitique) a fermement et vigoureusement condamné l’absence totale de réaction de la part des autorités face aux violences perpétrées à l’ARP, à l’encontre d’une représentante du peuple, en date du 30 juin 2021, tout en condamnant aussi et plus généralement toute forme de violence.
Malgré un contexte marqué par l’évolution du COVID -19 dans notre pays, les signataires ont souhaité exprimer leur perplexité face à cette violence, constitutive à la fois d’une violence physique, morale et politique, au sens de la loi organique n° 2017-58, relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes, tout en constatant et en dénonçant l’absence totale de réaction des autorités publiques à la hauteur des actes commis, et ce quinze jours après les faits.
Leur priorité ? Que de tels actes et de telles violences à l’égard des femmes ne soient pas banalisés dans une Tunisie qui se veut Démocratique et de préserver la totalité de nos acquis en 2021, dont, en premier lieu, la protection des droits de la femme, à travers l’application de la loi organique n° 2017-58.
L’initiative a pris la forme d’une pétition qui a été signée dans un premier temps par de nombreuses personnalités du monde économique, culturel, de presse, universitaire, de droit, médical et entrepreneurial et qui est désormais ouverte à la signature des citoyens qui le souhaitent (Sur le lien suivant ici)
Ci-dessous la liste des signataires et le texte de la pétition :
Ci-joint, la liste des signataires :
1- Salma Baghdadi
2- Rym Baouendi
3- Walid Bellagha
4- Mariem Belkadhi
5- Leila Ben Gacem
6- Khaled Ben Jilani
7- Neila Benzina
8- Amina Bouzguenda Zeghal
9- Ahlem Hachicha Chaker
10- Leila Charfi
11- Abdelaziz Darghouth
12- Skander Ellouze
13- Escheikh Myriam
14- Dhia Ferchichi
15- Haifa Fodha
16- Bechir Ghachem
17- Houda Ghozzi
18- Nadaa Ghozzi
19- Amel Haj Ali
20- Nabila Hamza
21- Yehia Houry
22- Emna Kallel
23- Wala Kasmi
24- Hakim Khelifa
25- Emna Krichène
26- Slim Laghmani
27- Sihem Lamine
28- Hedi Larbi
29- Wafa Makhlouf
30- Aziz Mebarek
31- Sahar Mechri
32- Slim Meherzi
33- Zeineb Messaoud
34- Walid Sultan Midani
35- Ali Mnif
36- Fatma Naboultane
37- Ziad Oueslati
38- Abdelkaddous Saadaoui
39- Karim Trad
40- Leila Triki
41- Mahmoud Triki
42- Zeineb Turki

Le 30 juin 2021, la présidente et députée du Parti destourien libre (PDL), Abir Moussi, a été agressée physiquement, pleine plénière au Parlement alors qu’elle filmait les mouvements de protestation de son bloc, par un autre élu Sahbi Smara, ex député Al Karama.
Quelques heures plus tard, rebelote, elle se fait agressée une nouvelle fois, physiquement et verbalement, par l’élu et chef du bloc d’Al Karama Seif Eddine Makhlouf.
Rached Ghannouchi s’est contenté de condamner les faits. Quelques jours après, le bureau de l’ARP a décidé d’infliger aux députés Smara et Makhlouf la sanction maximale que le règlement intérieur prévoit dans de telles situations (sans pour autant préciser de quoi il s\’agit, dlr), soit d’être privé de la prise de parole sans retirait son droit de vote, lors des trois plénières, sui suivent la décision, donc à partir du 5 juillet dernier.
Notons que la députée d\’Attayar Samia Abbou avait considéré l’agression de la présidente du PDL comme étant une diversion suite aux révélations du Comité de défense des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, concernant l’affaire Béchir Akremi.
I.N










