La présidente du PDL, Abir Moussi a publié une vidéo en direct, lundi 26 juillet 2021, pour revenir sur les décisions annoncées, la veille, par le président de la République, assurant qu’elle soutient toute approche permettant de répondre aux attentes et aspirations des Tunisiens et de récupérer la Tunisie.
Abir Moussi a tenu à préciser qu’elle ne s’est pas prononcée plus tôt parce qu’elle devait avoir une idée claire et globale sur la situation, ainsi que toutes les données pour pouvoir fournir une lecture exacte de l’actualité. Elle a, également, expliqué que son parti n’avait pas participé au mouvement populaire du 25-Juillet, parce qu’il y avait une intention de l’accuser d’actes de violence suspects. « Nous n’avons pas participé à ce mouvement, mais nous l’avons suivi de près ».
Par ailleurs, elle a indiqué qu’elle avait récemment expliqué les dispositions de l’article 80, et qu’elle avait appelé le président de la République à l’activer. « Aujourd’hui, le président de la République a utilisé l’article 80 avec sa propre interprétation. C’est grâce « à la meilleure Constitution du monde » qu’il avait réussi son action. Cela dit, et indépendamment, des détails juridiques et légaux, nous ne nous positionnerons pas contre la joie et la volonté du peuple. Hier, les Tunisiens sortis fêter les décisions du président étaient principalement soulagés du départ des Khwenjias (islamistes, Ndlr) et du gouvernement Mechichi. Beaucoup n’avaient pas compris toute la démarche du président, mais nous soutenons son approche politique ».
Abir Moussi a assuré qu’elle était la première à avoir dénoncé les violations au sein du Parlement, alors que tout le monde se moquait d’elle, de son casque et de son gilet pare-balles. « J’ai subi leur violence et beaucoup d’injustice. J’étais la seule à sortir dans la rue pour contrer leur système et je me suis toujours rangée du côté du peuple tunisien, ce n’est pas aujourd’hui, que je vais y renoncer. Ce qui s’est passé est un bon début, mais qui doit être suivi d’une feuille de route claire et précise des étapes à venir. Il faut mettre en place un gouvernement de véritables compétences loin de l’islam politique et de ses sous-marins ».
La présidente du PDL a tenu à souligner : « Je sais que le président de la République ne nous aime pas, ou plutôt son entourage, mais nous sommes toujours contre la logique « du butin », et nous allons soutenir sa démarche tant qu’elle répond aux attentes des Tunisiens ».
Et de rappeler qu’elle avait, déjà, mis en garde contre les Oulémas musulmans, notant que cette organisation a été la première à émettre une fatwa s’opposant aux décisions du président. « Il est nécessaire de contenir tout leur système, leurs bras afin de pouvoir récupérer la Tunisie et commencer sur de nouvelles bases permettant de résoudre la crise économique et sociale dans le pays ».
S.H










