Vous avez craché dans la soupe ? Vous allez le regretter. C’est ainsi que Seif Eddine Makhlouf, a réagi, dans la soirée de lundi 26 juillet 2021, aux évènements de la journée.
Après avoir été interdit d’accès au Parlement avec ses acolytes d’Ennahdha, le « député », dépité, s’est attardé sur le « bonheur » inestimable que les Tunisiens viennent de perdre.
« Nous sommes habitués à faire face à la tyrannie. Le problème sera de ceux qui ne connaissent rien des méfaits des bouches bâillonnées, d’une justice humiliée et des libertés bafouées (…) Vous allez regretter le bonheur dans lequel vous étiez », a-t-il écrit sur son profil Facebook en réponse à ses détracteurs préférant ainsi s’enfoncer dans le déni plutôt que de faire face à la triste réalité.
Le président d’Al-Karama essuie depuis la veille insultes et moqueries de Tunisiens qui à l’annonce du gel des activités du Parlement – une revendication qui a retenti dans les cieux de plusieurs villes lundi – ont explosé de joie.
Il convient de rappeler, par la même occasion, que Reporters sans frontière a épinglé Seif Eddine Makhlouf et ses élus dans son dernier rapport sur la Liberté de la presse en Tunisie. Pour expliquer le déclassement de la Tunisie de la 72e à la 73e place, RSF a évoqué la montée du discours de haine contre les médias alimentés par des députés extrémistes, Seif Eddine Makhlouf notamment, ainsi que les agressions verbales contre les journalistes au sein du Parlement et sur les réseaux sociaux.
N.J.










