La membre du Syndicat national des journaliste tunisiens (SNJT), Amira Mohamed, et le vice-président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH), Bassem Trifi, ont été interdits d’accès à l’établissement de la Télévision nationale, mercredi 28 juillet 2021.
Selon la version de Mme Mohamed et M. Trifi, l’accès leur a été interdit par le président directeur général de la Télévision nationale lui-même alors qu’ils devaient participer à une émission.

Une première scandaleuse qui intervient alors que le chef de l’Etat a annoncé le gel des activités du Parlement, la levée de l’immunité parlementaire, le limogeage du chef du gouvernement.
Amira Mohamed a signalé, sur son compte Facebook, que la présidence de la République avait nié toute implication dans cet incident alors que le PDG de la Télévision nationale avait avancé « des ordres pour des raisons sécuritaires ».
Elle a ajouté qu’elle resterait en compagnie de M. Trifi devant l’établissement dénonçant une tentative du pouvoir de museler la Télévision nationale.

A la suite des condamnations contre une telle interdiction, Amira Mohamed et Bassem Trifi ont été autorisés à accéder à l’établissement. Cet incident a ravivé dans la sphère médiatique la crainte d’un retour au muselage des journalistes et de la société civile.
N.J.










