Le député d’Attayar Nabil Hajji a publié ce lundi 9 août 2021 sur sa page Facebook, une métaphore de la situation actuelle qui prévaut en Tunisie. Une métaphore qui résume tout.
« Nous sommes dans la situation suivante, écrit-il, une équipe menée par un à zéro dans un match de coupe. L’arbitre lui siffle un pénalty à la 90e minute. Le public de l’équipe perdante est joyeux et le dernier de ses soucis est de savoir si le pénalty est réglementaire ou pas. Tout ce qui l’intéresse est que son équipe égalise pour pouvoir jouer les prolongations et, éventuellement, gagner.
La balle est mise sur le point du pénalty et le joueur s’apprête à la lancer. Une partie du public est en train de chanter et une autre a la main sur le cœur, ferme les yeux ou tourne carrément le dos de peur que le pénalty soit raté. (…) Si le joueur rate les filets, le rêve s’évapore. S’il réussit son coup, on passe au temps additionnel où l’on peut marquer encore ou bien encaisser trois autres buts. C’est également possible qu’on passe aux coups décisifs. Là aussi, on peut réussir et on peut perdre si on rate un pénalty.
Le match n’est pas encore fini, tout est encore possible. Personnellement, je fais partie de ceux qui mettent la main sur le cœur quand la balle est sur le point du pénalty. Si jamais on gagne, je serai très content. Si jamais on perd, je serai abattu. Mais dans les deux cas, je ne dirai jamais que le pénalty était réglementaire ».
R.B.H.











