L’instance nationale de protection des données personnelles (INPDP) a dénoncé, le 25 août 2021, la violation de la législation relative à la protection des données personnelles commise par le ministère de l’Éducation.
L’INDPD a déclaré que le ministère a organisé un questionnaire autour de l’impact de la crise sanitaire sue l’éducation et l’apprentissage à travers une plate-forme étrangère, ce qui s’avère une atteinte à la souveraineté nationale.
L’instance a estimé que ce ministère est encadré par une institution spécialisée dans la technologie, à savoir : le centre national de la technologie en éducation et que le ministère l’a toujours idolâtré pour ses compétences dans le déploiement des mécanismes de communication en ligne.
Elle a aussi précisé que le centre susmentionné dispose des qualifications nécessaires à cet effet, puisqu’il lui incombe l’enregistrement des élèves au début de l’année, ainsi la collecte d’information relève de ses fonctions et professionnalisme tout en assurant la protection des données.
L’INDPD a rappelé que le recours à des plateformes étrangères est une infraction manifeste de la loi sur la protection des données personnelles, puisqu’il met ces données à la disposition d’institutions étrangères.
L’instance a indiqué à cet effet que la circulaire n°24 du 5 novembre 2020, a stipulé « que l’hébergement des sites Internet et des sites de Services électroniques s’effectue dans les centres d’hébergement en Tunisie… ».
Ainsi, l’instance a demandé au ministère d’héberger ces questionnaires au Centre national des technologies de l’éducation et aux citoyens de ne pas répondre à ce dernier sur la plateforme étrangère Googleform.
J.B










