Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, mercredi 1er septembre 2021, Ali Mrabet, ministre chargé de la gestion des affaires du ministère de la Santé.
Le chef de l’Etat a saisi cette occasion pour saluer la réussite des journées nationales de vaccination, appelant à mettre en place des dispositifs pour vacciner le plus grand nombre, parmi les récalcitrants notamment, en imposant par exemple la vaccination comme préalable à toute inscription scolaire.
Il a aussi saisi l’occasion pour lancer des piques aux politiciens, notamment Ghazi Chaouachi, le secrétaire général d\’Attayar, en répondant à la déclaration de ce dernier qui affirmait que le président ne comprenait rien à l’économie et ne saurait pas distinguer entre l’Euro et le Dollar.
« Ces gens qui n’ont pour objectif et mission que les euros et les dollars ne connaissent même pas le sourdi troué, et ne sauraient pas le différencier du dinar ni le ryel ni d’autres monnaies que la Tunisie a connues », a déclaré le chef de l’Etat.
Revenant au dossier de la Santé, Kaïs Saïed, a souligné que le système de santé doit et sera reconstruit, notant, constitution à la main, que les textes qui parlent de droit à la vie et de dignité, n’ont pas été appliqués.
Il a ensuite annoncé, qu’il expliquera prochainement l’article 80 qu’il a « dû » activer, les mesures exceptionnelles qu’il a mises en place et le danger imminent sur lequel il s’est basé. « J’aurais pu activer l’article 80 depuis longtemps mais j’ai temporisé en pariant sur des gens que je pensais intègres et sincères, mais il s’est avéré que c’était un pari perdant », a ajouté le président.
Il a aussi tenu à rappeler qu’il œuvre à préserver les droits et les libertés de tous les citoyens, affirmant que les quelques dizaines d’interdictions de voyage qui ont été appliquées sur certains citoyens ne sont pas des violations de libertés. « Il s’agit de personnes qui ont des affaires en justice qui trainent depuis un certain temps, qui ont été mises dans les tiroirs et qu’on sort de temps à autre, non pour que la justice tranche, mais pour s’en servir et faire du chantage », a poursuivi Kaïs Saïed.
Par ailleurs, le Président a accusé des partie de payer des mercenaires et de les faire venir de l\’étranger en Tunisie pour servir leur dessein. « Je ne crains pas les manœuvres ! », a-t-il clamé.
M.B.Z










