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Que représente la Une du journal l’Action, brandie par Kaïs Saïed ?

 

Lors de son entretien aujourd’hui, mardi 14 septembre 2021, avec Sadok Belaïd, Mohamed Salah Ben Aissa et Amine Mahfoudh, le chef de l’Etat Kaïs Saïed a brandi, pour étayer son argumentaire, une Une du journal l’Action tunisienne qu’il a pris soin d’encadrer.

Affectionnant particulièrement les symboles, le chef de l’Etat a choisi de s’inspirer de Habib Bourguiba pour expliquer tout le mal qu’il pense de la constitution de 2014, mais aussi – et surtout – la possibilité de l’amender « conformément aux exigences de l’époque et aux aspirations du peuple ».

 

La Une en question est un article du journal l’Action tunisienne – journal créé par Habib Bourguiba – datant du 2 juin 1959 et reprenant les paroles du leader défunt qui avait qualifié, à l’époque, l’adoption de la constitution de 59 de « journée historique qui a permis la réalisation des aspirations nationales » tout en soulignant que « toute constitution pouvait être modifiée ».

 

Tout en exposant l’article encadré à ses interlocuteurs constitutionnalistes, le président de la République a expliqué sa vision de la constitution de 2014 confirmant ainsi son dessein de l’amender.

 

« Nous ne toucherons pas aux droits et aux libertés mais toute constitution est sujette à être développée et améliorée ». « Nous ne pouvons rester bloqués dans la constitution de 2014, sous prétexte que chacun réclame son dû ». C’est ainsi que le chef de l’Etat a décidé de clore une vidéo de 18 minutes dans laquelle il s’étend sur la situation dans le pays et ses solutions pour y faire face.

 

Ce même article du 2 juin 1959 a auparavant servi de référence à l’actuel locataire de Carthage dans une interview datant de 2013 à la fondation Jasmine bien avant l’adoption de la constitution de 2014. A l’époque, celui qui devient en 2019 président de la République, expliquait alors que la constitution de 1959 n’était créée que pour « justifier le pouvoir de ceux qui l’ont adoptée et non pour garantir les libertés » et qu\’elle avait constitué « une grande déception peu après son adoption ».

Des craintes qu’il exprima d’ailleurs au sujet de la constitution de 2014 en devenir et qu’il exprime encore aujourd’hui…

 

 

R.B.H

 

 

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