Nous avons l’habitude en Tunisie de payer excessivement chers les produits importés. A cause des droits de douane ou des droits de consommation, il n’est pas rare de trouver un même produit cosmétique (déodorant, stick, maquillage) vendu à un ou deux euros en Europe proposé à dix ou douze dinars dans nos supermarchés. Les livres et autres produits éducatifs et culturels subissent le même diktat, un livre proposé à six euros dans une librairie française est vendu pas moins de 25 dinars en Tunisie. Pour les jouets, c’est encore pire, une boite vendue à 50 euros est proposée entre 300 et 400 dinars en Tunisie. Tout cela est considéré par les autorités comme étant des produits de luxe, sans se rendre compte que par leurs taxes excessives, elles ne font que creuser le gap entre le sud et le nord.
Maintenant, c’est vers les médicaments que les taxes excessives sont dirigées.
Ainsi le cas des vaccins antigrippe non encore disponibles sur le marché. D’après des pharmaciens consultés par Business News, le prix du vaccin pour cette année 2021 sera compris entre cinquante et soixante dinars. Pourquoi aussi cher ? Est-ce encore un moyen qu’ont mis les laboratoires pour s’enrichir sur le dos des citoyens ?
Non, car le prix en Europe est compris entre 6,2 et 11,13 euros, c’est-à-dire entre 20,330 et 36,5 dinars. Comment a-t-on grimpé jusqu’à soixante dinars ?
Le président de la République parle, à tous bouts de champs, de défense de pouvoir d’achat, mais ses propos restent encore au stade de paroles. S’il veut vraiment améliorer le pouvoir d’achat du Tunisien, il lui suffit de réduire les taxes exorbitantes de l’Etat sur plusieurs produits qui ne sont pas du tout de luxe.
Bon à rappeler, le vaccin antigrippe est remboursé jusqu’à 100% en Europe, car leur système de sécurité sociale qu’il revient moins cher à la collectivité de prévenir que de guérir.
R.B.H.










