Le porte-parole du sit-in d’El-Kamour, Tarak Haddad, a affirmé que plusieurs participants au sit-in ont reçu des citations à comparaître devant la justice tunisienne.
Dans une vidéo publiée le 17 novembre 2021, Tarak Haddad a rappelé que les accords relatifs au sit-in interdisaient toutes poursuites contre les manifestants.
« Vous voulez exploiter politiquement le dossier du Kamour. Nous n’accepterons jamais cela… Le peuple veut ! Nous allons vous montrer ce qu’il voulait vraiment ! Je ne me tairais jamais ! Nous attendons encore l’application des accords ! », s’est-il écrié.
« Cette manœuvre a pour objectif de nous faire peur. Nous sommes conscients que ces enquêtes n’ont pas été ouvertes sur ordre du Kaïs Saïed. Mais, pourquoi a-t-on relancé les procédures judiciaires maintenant ? Nous ne sommes pas stupides. Nous avons connaissance des motifs de cette décision ! », a-t-il déclaré.
S’adressant au président de la République, Tarak Haddad s’est interrogé sur les véritables raisons derrière l’entretien ayant eu lieu, le 15 janvier 2020 au palais de Carthage, avec une délégation du sit-in.
« Est-ce pour des raisons politiques ou pour trouver des solutions ? Tataouine vous a soutenu lors de l\’élection présidentielle ! Vous y avez obtenu le plus grand nombre de voix ! Nous devons rappeler ce genre de choses à nos politiciens ! Par la suite, nous avions refusé d’avoir une deuxième réunion car vous n’aviez pas de prérogatives avant le 25 juillet 2021 ! Etes-vous en train de vous venger ? Nous sommes prêts à faire face à tout ! », a-t-il poursuivi.
Par la suite, le porte-parole du sit-in d’El-Kamour a considéré que les accords visaient simplement à calmer les tensions et non-pas à trouver des solutions.
Enfin, Tarak Haddad a considéré que les autorités tunisiennes utilisaient la technique du goutte à goutte afin de garder le contrôle sur Tataouine.
S.G










