Invité d’honneur au Congrès de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), organisé mercredi 16 Février 2022 à Sfax, le bâtonnier de l’Ordre national des avocats de Tunisie, Brahim Bouderbala a vivement critiqué la position tenue par les ambassadeurs du G7, dans leur communiqué rédigé en réaction à la dissolution du Conseil supérieur de la magistrature (CSM).
« L’étranger a maintenant son mot à dire dans notre pays ! Ils étaient où, lorsque les Tunisiens demandaient à récupérer leur argent détourné ? Vous étiez où lorsqu’on demandait à extrader les criminels qui ont spolié le pays ! », a martelé Mr. Bouderbala avant de rappeler qu’à l’époque les responsables politiques occidentaux ont refusé de répondre positivement aux actions entreprises par le gouvernement tunisien, stipulant que la justice n’était pas indépendante et aux normes internationales.
« Pourquoi maintenant que nous tentons avec sérieux de combattre la corruption vous prenez cette position ? », a questionné le représentant des avocats tunisiens.
Dans son intervention enflammée, Brahim Bouderbala a aussi assuré que le combat contre la corruption ira de l’avant malgré ces ingérences étrangères et que « tant que ce fort, qu’est l’UGTT est debout », il n’a pas peur pour la Tunisie.
S.A










