Le chef de l’Etat, Kaïs Saïed, a reçu, samedi 19 février 2022, la cheffe du gouvernement, Najla Bouden. « Je me suis entretenu avec plusieurs représentants de pays participants au sommet afin de leur expliquer la réalité des choses… Je leur ai demandé de nous rendre nos biens », a-t-il déclaré en évoquant sa participation au Sommet Union européenne – Union Africaine les 17 et 18 février 2022 à Bruxelles.
« On nous avait refusé d’extrader certains individus à cause, selon eux, de l’absence de conditions garantissant un procès équitable. Nous leur avons expliqué que nous comptions purifier le pays. On nous a expliqué qu’il y avait des atteintes au principe de la séparation des pouvoirs. Que veulent-ils ? », s’est-il interrogé dans une vidéo publiée par la présidence de la République.
Le chef de l’Etat a estimé que ceux qui évoquaient ce principe et citaient Montesquieu avaient laissé l’esprit des lois de côté pour se focaliser sur les procédures et les institutions mises en place.
Par la suite, Kaïs Saïed a souligné l’importance de l’équité et de la justice. Il a estimé que certains acteurs politiques s’imaginaient que le pays était un butin et qu’ils s’alliaient avec les ennemis du passé afin de réaliser cela. « Le peuple est conscient de cela et nous répondrons à ses attentes », a-t-il ajouté.
« Ils acceptent de s’asseoir à la même table que leurs ennemis de 2011… Ils s’imaginent que le peuple n\’est autres que des fruits secs ou du riz comme en 2013… Ils croient que l’Etat est leur butin et que chacun d’eux détient une part. Sur quel pied dansent-ils ? », a-t-il déclaré en évoquant le sit-in de 2013 et les ennemis d’hier devenus alliés aujourd’hui, notamment au sein du « Collectif contre le coup d’Etat ».
Par la suite, le chef de l’Etat a repris la phrase prononcée par l’universitaire français de la faculté de Paris II Panthéon-Assa, François Terré : « Un juge créateur de droit, non merci ! », pour expliquer sa vision de la chose judiciaire.
S.G










