Une grosse bâche noire et le tour est joué.
Voilà comment procèdent plusieurs commerçants pour tromper les municipalités et occuper indûment le trottoir, avec des constructions solides, sans que celles-ci ne puissent réagir.
Ainsi le cas de ce chantier sis à l’avenue des Etats-Unis au quartier du Belvédère à Tunis. Près de quatre mètres sont pris dans le trottoir sous prétexte de chantier. Lequel chantier est caché sous une bâche noire. Mais quand on voit ce qu’il y a dessous, on constate que le commerçant a déjà mis des stores.
Une fois le chantier fini et la bâche levée, la municipalité de Tunis est mise devant le fait accompli. Elle ne peut plus démolir quoi que ce soit sans décision judiciaire, théoriquement.
En pratique, même avec la décision judiciaire, la démolition est devenue quasi impossible puisque celle-ci ne peut se faire qu’en présence des forces de l’ordre, lesquelles cherchent à éviter tout trouble à l’ordre public avec la démolition de commerces établis avec leurs clients et leur personnel.

En dépit des multiples appels des maires pour que la police applique la loi, rien ne se passe et on assiste à la multiplication des constructions anarchiques avec des villes de plus en plus moches.
Quand est-ce que les mairies peuvent bouger ? Quand le chantier est en cours, elles peuvent toujours réagir et faire cesser les dégâts. Encore faut-il que leurs agents ne ferment pas les yeux et aillent voir ce qui se trame sous les bâches noires.
R.B.H










