Le conseil des ministres, réuni aujourd’hui jeudi 24 mars 2022, a adopté une série de projets de décrets. Parmi eux, un projet de décret relatif à l\’introduction des amendes de retard liées au Registre National des Entreprises.
Alors que les entreprises tunisiennes sont à plat après la pandémie de Covid-19 et la crise économique mondiale, au lieu de leur apporter son aide, le gouvernement préfère leur imposer de nouvelles pénalités !
Pourtant, lors de ce conseil des ministres, le chef de l’Etat et les ministres réunis ont notamment discuté de « la restauration de la relation de confiance entre les institutions de l’Etat et les citoyens et les acteurs économiques » ainsi que « l’encouragement du secteur privé, de l’initiative individuelle et de la création de projets et d’emplois ». Les projets de décrets adoptés ne traduisent en rien cette supposée volonté.
La veille, la cheffe du gouvernement Najla Bouden tenait un conseil ministériel consacré à l\’examen des mesures urgentes pour relancer l\’économie. Une cinquantaine de mesures, annonce un communiqué de la Kasbah, qui « visent à restaurer la confiance des acteurs économiques et à protéger le tissu entrepreneurial de manière à contribuer à la reprise de l\’activité économique en stimulant l\’investissement public et privé et en œuvrant à relever progressivement le niveau de la croissance ».
Rien de tout cela n\’a encore concrètement vu le jour…
R.B.H










