Bilel, un des quatre citoyens tunisiens se trouvant dans un centre de détention à Kiev, en Ukraine, a affirmé qu’il craignait pour son intégrité physique. « Les bombardements visent des installations près du centre de détention… Il y a quatre jours de cela, un missile est tombé près du centre… Les vitres ont explosé… Une caserne se trouve à cinquante mètres de nous », a-t-il ajouté.
Dans une déclaration du 24 mars 2022, Bilel a expliqué qu’il avait été arrêté lui et ses deux frères ainsi qu’un ami. Ils ont été placés en détention depuis plus d’un an. Il a expliqué qu’ils devaient comparaître devant la justice depuis quelques semaines et que la guerre avait empêché cela.
« Je suis médecin… Je vis en Ukraine depuis plus de seize ans… Mon frère avait prêté de l’argent à un Irakien qui a refusé de le rendre par la suite… Lorsqu’il l’avait visité pour avoir son argent, le ton est monté et il y a eu une bagarre, mais rien de grave », a-t-il ajouté.
Bilel a appelé les autorités tunisiennes à intervenir comme l’ont fait plusieurs autres pays africains. Il a souligné les conditions inhumaines dans lesquelles ils se trouvaient. Il a estimé que les autorités tunisiennes pouvaient faire pression pour l’accélération de leur comparution devant la justice.
« Nos familles se sont adressées au ministère des Affaires étrangères. On nous a orientés vers l’ambassade d’Ukraine. Nos familles ont organisé une manifestation hier devant le siège de l’ambassade… J’appelle Kaïs Saïed et toute autre personne pouvant intervenir à le faire afin de nous transférer ou de nous placer en assignation à résidence », a-t-il dit.
S.G










