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Un groupe de députés appelle à une plénière pour mettre fin aux mesures présidentielles

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« Nous appelons tous les députés à assumer leur responsabilité historique afin de trouver une issue à la crise en tenant une séance plénière consultative, pour examiner les solutions constitutionnelles qui mettront fin aux mesures exceptionnelles. Le but étant d’établir les bases d’un dialogue national qui mènera à une véritable rectification de la trajectoire et aboutira à des élections législatives et présidentielle anticipées pour que le peuple regagne sa souveraineté à travers les urnes ». C’est ainsi qu’a été formulé l’appel de 27 députés, issus de différents blocs parlementaires, pour l’organisation d’une plénière afin d’évincer l’hégémonie présidentielle.

 

Il s’agit en l’occurrence de : Tarek Fetiti (deuxième vice-président), Mustapha Ben Ahmed, Noômane El Euche, Mabrouk Korchid, Walid Jalled, Majdi Karbai, Ayachi Zammel, Hassouna Nasfi, Sofiene Makhloufi, Lassâad Hajlaoui, Leila Bellil, Ridha Zaami, Imed Ouled Jebril, Safa Gheribi, Anouar Bechahed, Hatem Manssi, Salma Mâalej, Faker Chouikhi, Amel Ouertatni, Najmeddine Ben Salem, Tarek Brahmi, Khaireddine Chiboub, Zied Ghanney, Nouha Jallali, Foued Thameur, Souhaieb Ouadhen, Sihem Cherigui. On notera que les députés islamistes ne font pas partie des signataires et qu\’il est question, selon certains échos, d\’écarter Rached Ghannouchi de la présidence de cette plénière.

 

Les signataires du document ont établi un constat de la période post-25 juillet, soulignant la déviation du président de la République, Kaïs Saïed des objectifs des mesures exceptionnelles. Ils ont, de ce fait, relevé que le chef de l’Etat n’a rien accompli et qu’au lieu de cela, il a accaparé tous les pouvoirs en promulguant le décret 117.

« Le président de la République a suspendu des chapitres de la constitution, il a entrepris de dissoudre des instances élues. Il a aussi commencé à changer les bases du système politique d’une manière unilatérale et en dehors du cadre constitutionnel et légal. Le président a utilisé les moyens de l’Etat dans le but de faire la promotion de son projet politique et l’imposer à tous. Il s’est permis de s’attaquer à ses contradicteurs et de porter à leur encontre de graves accusations sans preuves ».

 

Par ailleurs, les 27 députés ont relevé « le secret » qui entoure les actions présidentielles et le flou qui caractérise la politique de son gouvernement face aux difficultés économiques que traverse le pays, ne faisant qu’accentuer la crise à tous les niveaux.

« Nous, députés signataires, quels que soient nos différends autour du moment du 25-Juillet, nous faisons porter la responsabilité à la majorité au pouvoir avant le 25 juillet de la détérioration de la situation et de l’échec des politiques durant cette période. Nous nous accordons sur le fait que le Parlement n’avait pas été à la hauteur des défis, que ses travaux avaient été entachés par plusieurs dépassements et conflits ce qui s’est répercuté sur le bon fonctionnement de l’Etat ».

 

Après ce constat, les députés ont, toutefois, tenu à insister sur l’échec du président de la République dans l’accomplissement de ses promesses, profitant de la dégradation de la situation pour mettre à mal la pluralité, impulsant un retour à l’autoritarisme et lançant un projet utopique « qui a montré ses limites et son danger pour la cohésion sociale et l’Etat ».

Les 27 affirment donc que la Tunisie a besoin d’une solution urgente et drastique afin d’endiguer la crise socio-économique et mettre fin à son isolement. « Cela ne pourrait se faire qu’avec une stabilité politique et l’arrêt des divisions au sein même des institutions de l’Etat ».

 

I.L

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