Le ministère de la Justice a dénoncé, dans un communiqué publié ce jeudi 9 juin 2022, le harcèlement subi par de nombreux magistrats qui ont souhaité reprendre leur travail et leurs audiences et assurer leurs fonctions au sein des tribunaux.
Le ministère précise que des parties diffusent intentionnellement de fausses informations et tentent de manipuler l’opinion publique entravant ainsi le bon fonctionnement de la justice. Ces pratiques, souligne-t-il, portent atteinte aux droits de défense et aux intérêts des justiciables et privent de leurs droits légitimes les personnes arrêtées en particulier.
Le ministère appelle également à la nécessité de respecter le droit au travail et de défendre l\’intérêt public et les intérêts des justiciables, tout en affirmant qu\’il n\’hésitera pas à appliquer la loi contre quiconque perturbe délibérément le travail des tribunaux et ternit la réputation de juges.
Les juges, rappelons-le, sont en grève depuis le 6 juin 2022 en guise de protestation contre la révocation de 57 magistrats par décret présidentiel.
La grève concerne l’ensemble des institutions judiciaires. La durée a été fixée à une semaine renouvelable. Ainsi, l’ensemble des séances et des services au sein des tribunaux seront suspendus à l’exception de l’obtention des autorisations d\’inhumation et les affaires de terrorisme hautement importantes. Un sit-in dans l’ensemble des établissements judiciaires a, également, été approuvé par vote du conseil national.
Les magistrats ont décidé de ne pas se présenter aux postes vacants suite à la révocation de leurs collègues et aux instances régionales relevant de l’Instance supérieure indépendante pour les élections.
M.B.Z










