Lors d\’un passage télévisé sur la chaîne télévisée Hannibal Tv, le secrétaire général du parti du Courant populaire, Zouhair Hamdi a choqué tout le monde en lançant gratuitement des insultes et des accusations à un groupe de professeurs de droit et d\’activistes politiques.
Zouhair Hamdi, fervent défenseur du projet de constitution du président de la République, a laissé ressurgir son côté extrémiste. Sa déclaration nous a rappelé les nombreux appels à la violence et les incitations lancées par Sadok Chourou et Habib Ellouz durant les années 2012 et 2013 à l\’encontre de l\’élite tunisienne.
Citant les noms de Salwa Hamrouni, Slim Laghmani et Bochra Belhaj Hmida, Zouhair Hamdi les a qualifiés de sionistes et a insinué qu\’ils étaient des traîtres au service de la France. Il a utilisé le terme « franco-sionniste » en évoquant ces personnes et a considéré qu\’ils s\’en prenaient à l\’islam. Zouhair Hamdi était en train de défendre l\’article 5 du projet de constitution qui exige de l\’Etat d\’appliquer les objectifs de l\’islam, fortement critiqué puisque portant à confusion et ouvrant la porte à l\’application de la chariaa.
Evidemment, cette déclaration a suscité l\’indignation. L\’Observatoire pour la défense du droit à la différence (O3DT) a dénoncé, dans un communiqué du 14 juillet 2022 le recours aux accusations de traîtrise et aux discours extrémistes. L\’observatoire a mis en garde contre l\’usage d\’expressions similaires afin de porter atteinte aux opposants politiques.
L\’O3DT a mis l\’accent sur les dangers des discours haineux et les conséquences possibles au niveau de l\’intégrité physique et la sécurité des personnes concernées. Il a appelé la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle à intervenir afin de garantir le seuil minimal à un débat politique autour du projet de la nouvelle constitution.

S.G










