La militante et ancienne porte-parole de la présidence de la République, Saïda Garrache, a affirmé, dans un post publié ce jeudi 28 juillet 2022, sur les réseaux sociaux, que les attaques visant des organisations féministes et de défense des droits de l’homme sont coordonnées et ont des objectifs politiques clairs.
« Sous couvert de défense de la souveraineté nationale, il tente de neutraliser tout contre-pouvoir en vue de monopoliser le pouvoir et de se l’accaparer. Cependant, ceux qui sont à l\’origine de cette campagne savent que ces organisations et associations ont, depuis des décennies, été les seules à résister à la dictature de Ben Ali puis à l\’arrogance de la troïka et à toutes les manifestations de l\’islam politique, qu’elles représentent les valeurs de conscience et d’éveil et ce sont ces mêmes valeurs qu’on cherche à détruire » a-t-elle écrit.
« Quant à la trahison, rien n’est plus grave que le processus de décomposition morale du peuple tunisien dans ses valeurs, ses capacités culturelles et intellectuelles en s\’en prenant à son élite engagée dans la lutte pour le développement de la société et en la privant de compétences capables de négocier à l’intérieur et à l\’extérieur afin de réaliser les intérêts du peuple et de lever le siège sur notre pays qui se trouve dans une situation économique mondiale délicate… Au lieu d\’unir nos forces et de mobiliser les énergies pour rendre possibles des alternatives et de rester unis pour négocier avec l\’extérieur, nous gaspillons notre temps en attaquant ceux qui ont des opinions différentes » a ajouté Saïda Garrache.
La militante a estimé que la « trahison » est aussi que ceux qui conduisent ces campagnes avaient brillé par leur silence complice du temps de la répression de Zine El Abidine Ben Ali et des assassinats politiques à l’époque de la Troïka.
« Ils devraient avoir honte. Ils doivent savoir que la Tunisie appartient à tous et que les discours d\’exclusion nous mèneront à la violence et à la guerre civile et que la bataille pour les valeurs, les libertés et l\’égalité continue et que nous continuerons ce que nous avons commencé depuis des décennies, car nous faisons partie de ce peuple qui porte la responsabilité de défendre son autre partie marginalisée et exclue » a-t-elle conclu.

M.B.Z










