La présidente du PDL, Abir Moussi, est revenue, lors de son intervention, ce mercredi 17 août 2022, sur l’annonce faite hier des résultats finaux du référendum du 25 juillet.
« Les résultats annoncés hier ne sont pas un évènement ni une surprise. Tout ceci était programmé et bien avant ce qu’on appelle le référendum les jeux étaient faits et les résultats étaient connus… Nous ne pouvons plus parler de classe politique aujourd’hui, on parle d’un pouvoir arraché par la force et donc d’une voie ouverte » a déclaré la présidente du PDL, affirmant que le processus engagé par le président de la République, Kaïs Saïed, n’avait qu’un objectif, celui de barrer la route au PDL et de l’empêcher d’accéder au pouvoir car les sondages le donnent favori.
« Si par malheur cette constitution venait à paraître et en l’absence d’une assemblée, d’une cour constitutionnelle, dans la mesure où Kaïs Saïed, n’est pas le président élu selon sa propre constitution, j’ai une question à poser, comment il va prêter serment ? Il faut comprendre une chose, quand on s’embarque dans la violation de la loi, on n’en sort plus, il faut qu’il le comprenne, ce circuit fait que tout ce qu’il fait ou décide est invalide et ne peut mener qu’a la catastrophe et il est tombé dans le piège » a-t-elle poursuivi.
« Il essaye d’opérer un passage en force, c’est leur programme et ils pensent que les gens vont accepter cela comme un fait accompli, nous allons mener le combat avec tous les moyens légaux à notre disposition et nous allons remporter la partie » a ajouté Abir Moussi.
Sur la question des menaces de mort qui la visent, Abir Moussi a eu ces mots : « je sais que je dérange et j’estime que le pouvoir politique est impliqué dans ces menaces, impliqué car il a ouvert la voie, il a permis à ses milices de s’attaquer à ma personne, et a laissé faire l’incitation à la haine à mon encontre, alors on s’attend à quoi ? Il m’a diabolisée et il n’a aucune volonté politique de lutter contre le terrorisme et d’arracher ses racines du pays alors que je ne cesse d’alerter sur le sujet, alors le résultat est là, il n’est que la suite logique à ce qu’il fait et laissé faire ».
M.B.Z










