La présidente du Parti destourien libre (PDL) a annoncé, mardi 25 octobre 2022, lors d’une conférence de presse, que son parti comptait s’engager dans un affrontement direct avec les puissances étrangères accusant celles-ci d’ingérence en Tunisie.
« Kaïs Saïed profite des tiraillements entre les forces étrangères qui se disputent le monde dans le cadre du nouvel ordre mondial », a-t-elle indiqué notant qu’à son sens, la bataille porte sur deux axes : le premier concerne la préservation des pions qui protègent les intérêts du Printemps arabe et le second sur l’implication de la Tunisie dans une nouvelle alliance par le biais des pions du Printemps arabe II.
Elle a dénoncé, dans ce sens, la politique de deux poids deux mesures des organisations internationales au sujet de l’application des conventions et accords internationaux accusant les forces étrangères d’avoir détruit des pays sous couvert de démocratie et d’application des normes internationales. « En 2011, vous (les forces étrangères, ndlr) vous nous avez dit que vous avez fait tomber (Zine El Abidine) Ben Ali pour non-conformité aux normes internationales, dictature et oppression de son peuple. Vous avez disséqué le pays et vous l’avez poussé à la faillite puis dans les bras du FMI ! », a-t-elle martelé.
Elle a condamné la position des pays étrangers face à l’entreprise de Kaïs Saïed notant que celui qui prétend l’application de la légitimité internationale doit en premier désavouer le président de la République « illégitime, non-élu, qui gouverne sans avoir prêté serment sur la nouvelle constitution et veut instaurer un nouveau parlement pour contrôler l’État et pousser le pays dans un nouvel axe de pouvoir et de nouvelles alliances », a-t-elle ajouté.
Assurant que ce qu’il se passe en Tunisie est une infraction à toutes les conventions et accords internationaux, elle a accusé les Nations Unies et à l’Union européenne et toutes les organisations implantées en Tunisie d’ingérence en Tunisie à travers le financement de plusieurs entités, notamment celles chargées de l’observation et contrôle du processus électoral. Elle a évoqué, dans ce sens, le scandale des assistants parlementaires payés par le NDI notant que « la machine » s’est mobilisée pour monter le projet du 25-Juillet après que le PDL a dénoncé cette affaire au Parlement.
Elle a signalé que Kaïs Saïed était en train d’appliquer un programme tracé sur-mesure par l’étranger pour empêcher le PDL de monter sur la scène politique estimant que son parti est la cible d’une attaque féroce.
Abir Moussi a fait savoir que son parti avait adressé des mises en demeure au Carter Center, à l’Association tunisienne pour l\’intégrité et la démocratie des élections (Atide) et Mourakiboune avant d’ajouter qu’une correspondance sera envoyée à l’institut NDI pour avoir financé l’Observatoire Chahed. « Celui qui finance ce ‘viol’ de la Tunisie sera poursuivi devant la justice internationale ! », a-t-elle lancé.
N.J.










