Le membre de la campagne explicative du président de la République, Kaïs Karoui, pense que les poursuites engagées contre Business News et Nizar Bahloul sont une « énorme bourde ».
Au micro de Zina Zidi dans l\’émission Studio Shems sur Shems FM, M. Karoui a affirmé : « Pour moi, la poursuite d’un journaliste pour un article qu’il a écrit est une énorme erreur. Personnellement, j’ai lu le papier incriminé et il n’y a rien dedans qui justifie ces poursuites. Certes, ce n’est pas un article factuel, c’est plutôt une opinion, mais il n’y a rien dedans. ( …) Il n’y a pas d’insultes, il n’y a pas de fausses informations, juste un peu d’exagération ! ».
Certes pour lui, le fait qu’un journaliste soit interrogé est normal étant un citoyen comme les milliers d’autres Tunisiens. Et de soutenir : « Il a été entendu et je suis sûr que le juge va statuer en sa faveur avec un non-lieu »
Le membre de la campagne explicative du président de la République a ajouté : « Je ne sais pas si Mme Bouden est celle qui a donné les instructions et si c’est le cas il s’agit là d’une autre faute mais je ne pense pas qu’elle l’ait fait. Cela dit pour moi ça reste une erreur monumentale, surtout en ce timing coïncidant avec le Sommet de la francophonie, en créant une polémique vide de ce genre ».
Et de marteler : « On n’est pas dans une dictature ! Un juge d’instruction qui interroge une personne c’est normal, le plus important c’est que le magistrat prononce un non-lieu ».
Sur un autre volet, Kaïs Karoui a estimé que la résolution des problèmes économiques du pays ne peut être qu’intérieure, donc tuniso-tunisien. Il a souligné : « Les lois et les facteurs qui entravent l’investissement doivent être levés un à un et la plus grande entrave à l’investissement dans le pays est la Banque centrale de Tunisie ».
Selon lui, « l’autorité monétaire aurait retiré la liquidité du pays, en augmentant le taux directeur alors que l’inflation est importée, ce qui a entravé l’investissement notamment industriel ».
Le membre de la campagne explicative du président de la République considère que le premier dossier auquel devrait s’atteler le prochain parlement est celui de la BCT et en particulier la loi de l’indépendance de cette institution.
Et d’affirmer : « La BCT ne peut pas prendre des décisions seules sans consulter l’État tunisien et que ça soit en harmonie avec un plan économique mis en place par le gouvernement », en notant que « l’indépendance de la Banque centrale est une catastrophe pour la Tunisie ».
I.N










