Lancé officiellement en octobre 2022, le Haut-Commissariat des diasporas africaines en France (HCDAF) vient consolider les efforts de la société civile dans la lutte contre les inégalités, la discrimination et l’accompagnement des immigrés et descendants d\’immigrés tant dans leur processus d’intégration dans leurs propres communautés, mais également dans l’appui de leurs pays d’origine à travers des projets à forte valeur ajoutée pour ainsi resserrer les liens.
« Le HCDAF regroupe plus de 1300 associations issues de France, du Maghreb et du continent africain », nous indique la directrice de l’organisation, Selma Rouini. Les groupes de travail formés dans le cadre de cette fédération agissent sur plusieurs thématiques : les femmes, la jeunesse, l’entrepreneuriat, le sport, la culture et l’économie. « L’objectif étant d’établir des tables rondes, de faire le diagnostic des problématiques sur les territoires dans les pays africains et en France, et d’interagir pour être force de proposition ».
Cet outil distingué a été créé à l’initiative de l’ancienne candidate de la 9e circonscription des Français établis à l\’étranger pour les législatives de 2022, Rachida Kaaout, sollicitée sur l’importance de l’existence d’une « plaque tournante d’informations et de propositions » capable de transformations politiques. Dialoguer, débattre et « faire émerger des idées » que l’on peut par la suite traduire en actions concrètes basées sur le savoir-faire français sont l’approche réaliste pour laquelle le HCDAF a opté pour répondre aux problématiques soulevées dans le cadre de son champ d’action.

Pour le cas de la Tunisie où le HCDAF intervient, ce sont l’entrepreneuriat et la formation qui ont été retenus comme axes de travail. « Beaucoup de jeunes veulent investir dans leur pays ou être associés à des projets économiques », nous explique Mme Rouini. « Nous préparons actuellement plusieurs évènements dont un en Tunisie », a-t-elle ajouté notant que la montée en compétences a été identifiée comme un axe d’amélioration qui peut faire l’objet de programmes d’échanges.
La fédération prône l’ouverture et l’inclusion. Particuliers, élus, et associations souhaitant contribuer par leurs idées et moyens de développement peuvent y adhérer à travers les réseaux sociaux ou les rencontres évènementielles qu’organisent le HCDAF et ses référents régionaux. Celui-ci prévoit d’ailleurs, son assemblée générale en janvier et tend à accueillir entre 300 et 400 personnes pour communiquer davantage sur ses projets et son objectif majeur, celui de « réconcilier, créer une nouvelle relation de confiance entre la France et l’Afrique, et ouvrir un espace de dialogue, un outil de diplomatie ».
N.J.










