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Voilà pourquoi Rached Khiari reste en prison

 

Ils étaient pratiquement une dizaine, parmi ses soutiens, à se déplacer à la prison d’El Mornaguia dans la soirée d\’hier pour l’accueillir, sauf qu’il y resté. Le député radical Rached Khiari n’a pas quitté la prison, pourtant son avocate avait annoncé dans la matinée que le juge d’instruction militaire avait décidé la levée du mandat de dépôt émis contre lui dans l\’affaire de la base militaire de Bizerte.

 

Cette affaire suscite plusieurs interrogations, d’autant plus que l’on sait que Rached Khiari avait déjà purgé sa peine de quatre mois de prison, mais qu’il était, également, condamné à trois autres mois de prison dans le cadre d’une autre affaire. Comment ses avocats étaient-ils aussi certains de sa libération dans la soirée d’hier ?

 

Pour répondre à ces questions, son avocate, Ines Harrath a indiqué dans une déclaration accordée à Business News, vendredi 9 décembre 2022, que son client Rached Khiari avait déjà purgé sa peine de quatre mois de prison, précisant qu’aucun mandat de dépôt n’était émis pour l’affaire où il écopait de trois mois de prison. « D’ailleurs, le pourvoi en cassation suspend l’exécution », souligne-t-elle.

 

Cependant, elle affirme que Rached Khiari ferait l’objet d’une autre poursuite judiciaire. « Il s’avère que Rached Khiari aurait une huitième affaire en cours, mais qui n’est pas du regard du Tribunal militaire. Nous n’avons pas encore d’information sur cette affaire».

 

Faut-il encore rappeler que le député radical, Rached Khiari, élu initialement sur les listes d’Al Karama, fait l’objet de plusieurs poursuites judiciaires. D’ailleurs, l’affaire dans laquelle il a été condamné par la chambre pénale de la Cour d’appel de Tunis à quatre mois de prison concerne le traitement illégal de données. Il est, donc, poursuivi pour avoir publié sur les réseaux sociaux une vidéo mettant en scène des mineurs malvoyants après une visite au Centre Nour de Ben Arous. Le procès a été intenté par le ministère de l’Éducation sous le mandat de Hatem Ben Salem. Et selon l’article 28 de la loi organique relative aux données personnelles, « le traitement des données à caractère personnel qui concerne un enfant ne peut s\’effectuer qu\’après l\’obtention du consentement de son tuteur et de l\’autorisation du juge de la famille ».

S.H

 

 

 

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