Le dirigeant nahdhaoui Noureddine Bhiri a publié, lundi 12 décembre 2022, un statut sur sa page Facebook, s’attaquant au pouvoir en place.
Rappelant que le 10 décembre 2022, l’humanité a célébré le 74e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, l’ancien ministre a passé en revue les violations commises, à son sens, par le pouvoir en place.
Qualifiant Kaïs Saïed de tsar, il a écrit : « Il a violé son serment et s\’est retourné contre la constitution et n\’a épargné ni grand ni petit : une remise en cause la légitimité de la résistance nationale à la colonisation (…), une destruction du système républicain en mettant la main sur tous les pouvoirs, une dissolution de toutes les institutions et organes légitimes, calomnies, incitations à la haine, meurtres, disparitions forcées, interdictions de voyager, des civils devant des tribunaux militaires, fabrication de procès, abus de blogueurs, de journalistes, d\’opposants et de dizaines d\’honorables juges et de représentants de l\’État pour avoir refusé de se soumettre à son des instructions contraires à la loi, organisation d’élections truquées (…) ».
Noureddine Bhiri n’a pas manqué de faire référence à la Omra qu’a effectuée le président de la République lors de sa participation au sommet sino-arabe en Arabie Saoudite notant que le chef de l’État pense ainsi « laver ses péchés alors que le sang de Ridha Bouzaiene n’a pas encore séché ».
En janvier 2022, un militant d’Ennahdha du nom de Ridha Bouzaiene est décédé lors d’une manifestation à l’occasion du 14 janvier. Ennahdha et les composantes du collectif « Citoyens contre le coup d’Etat » avaient alors affirmé que le défunt avait été violenté par la police. D’autres sources, la Ligue tunisienne des droits de l’Homme entre autres, avaient indiqué que M. Bouzaiene – souffrant d’hypertension – avait succombé à un AVC.

N.J.










