Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail, Noureddine Taboubi, a donné un discours, mardi 20 décembre 2022, à l’occasion d’un rassemblement des agents agricoles devant le siège de l’Office des terres domaniales.
Estimant que la situation générale du pays est pire que jamais, le chef de la Centrale syndicale a avancé que rien ne correspondait aux besoins du pays, ni le régime de l’avant 25-Juillet ni le populisme excessif du président de la République Kaïs Saïed.
Il a souligné que la Tunisie n’avait d’autre choix que le dialogue appelant à nouveau la présidence de la République à « un dialogue sérieux ». Il faut « se mettre autour d’une même table (et débattre) d’une alternative avec une vision long-termiste (…) et un gouvernement à la hauteur des défis ».
Pointant du doigt les tentatives de certaines parties visant à pousser le peuple à s’entretuer alors que le pays « est en guerre contre la famine », il a signalé que le peuple finirait par reprendre son destin en main et « faire valoir sa volonté par la lutte et la pression ».
Revenant sur l’accord avec le Fonds monétaire international, il a réitéré que l’UGTT n’était pas au courant du programme présenté par le gouvernement dénonçant le mutisme du gouvernement à ce sujet. « L’un nous fait des tirades et l’autre est totalement muet », a-t-il lancé en référence à Kaïs Saïed et sa cheffe du gouvernement Najla Bouden. « Qui va parler au peuple ? », a-t-il ajouté exigeant des explications et des détails sur le programme des réformes.
Notant que les discours creux ne mèneront nulle part, il s’est mis ç marteler en s’adressant à Kaïs Saïed : « Dites-nous si le gouvernement dit vrai (sur l’accord avec le FMI) !». Noureddine Taboubi a réaffirmé le rôle de l’UGTT assurant que la Centrale syndicale serait le bouclier qui protègerait le pays contre le schisme et le populisme.
N.J.










